Mais est-ce que tu le sais, ce qui te rendrait heureuse?
Non
Je ne sais pas
Du temps
De l'argent
De l'amour
La santé
Est-ce qu'on peut vraiment vouloir autre chose, dans la vie?
Un projet artistique
Des voyages
Du temps
De l'argent
Un chat
Non, juste de l'amour
Des pacotilles
Quelques livres en moins
Un grand piano
Ma sœur à deux coins de rue
Une carte postale inattendue
Un film qui fait rêver, un repas délicieux
Le sentiment d'appartenir à quelque chose de plus grand
Cet air nostalgique, en boucle, le film de sa propre vie
Un narrateur impromptu qui nous comprend
Le chant des vagues
L'odeur du sel
Le goût de ta peau
De l'amour
De l'argent
Du temps pour en profiter
La santé, nommée uniquement pour ne pas porter malheur
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Fantasmes éhontés d'une fille qui, dans la vraie vie, n'a pas de vie
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8 juin 2012
28 septembre 2011
Pour les bad hair days
Y'a des matins où tout va tout croche du réveil au boulot et où on a vraiment envie de fesser...
Eh bien ça n'est pas le cas pour moi ce matin! fanfaronne-t-elle en pyjama dans son salon à boire un chocolat chaud tout en avançant tranquillement dans ses corrections.
Mais bon, pour ceux qui se sentent concernés, ou pour Val-du-futur, je copie-colle ici la mésaventure hivernale d'un collègue campagnard qu'il a partagé avec moi un de ces matins, un lundi bien sûr, où je sacrais ma vie et où je suis arrivée une heure en retard au travail. Si j'avais à inventer un verbe pour ça, ça serait lundir. J'ai donc lundi, et il m'a raconté :
Eh bien ça n'est pas le cas pour moi ce matin! fanfaronne-t-elle en pyjama dans son salon à boire un chocolat chaud tout en avançant tranquillement dans ses corrections.
Mais bon, pour ceux qui se sentent concernés, ou pour Val-du-futur, je copie-colle ici la mésaventure hivernale d'un collègue campagnard qu'il a partagé avec moi un de ces matins, un lundi bien sûr, où je sacrais ma vie et où je suis arrivée une heure en retard au travail. Si j'avais à inventer un verbe pour ça, ça serait lundir. J'ai donc lundi, et il m'a raconté :
Dans le jargon du travailleur aguerri, c'est le syndrome de l'ironie du lundi, et c'est malheureusement assez fréquent.
Petit exemple d'un de mes lundis matin d'hiver de l'an dernier.
La charrue me fait évidemment une track de neige de 4 pieds de haut devant ma cour, alors je me donne une swing avec mon char en pensant réussir à passer par-dessus (voilà une belle victoire de ma stupidité sporadique légendaire), mais je me retrouve juché solide sur le top de la track, les 4 roues en l'air.
Système D, je décide de prendre mon camion 4x4 pour pousser le char. La batterie du camion est à plat, donc une heure de charge plus tard, je pousse enfin mon char... mais... un peu trop fort, de bumper à bumper, bref mon camion brise le point de rupture pis embarque sous le bumper du char en le soulevant. Résultat : je brise mes lumières arrière du char pis la grille avant et le contour du spot du camion, genre $$$$$$$ en quelques secondes.
Système D, je décide de prendre mon camion 4x4 pour pousser le char. La batterie du camion est à plat, donc une heure de charge plus tard, je pousse enfin mon char... mais... un peu trop fort, de bumper à bumper, bref mon camion brise le point de rupture pis embarque sous le bumper du char en le soulevant. Résultat : je brise mes lumières arrière du char pis la grille avant et le contour du spot du camion, genre $$$$$$$ en quelques secondes.
Lundi de marde, 3 heures de retard au travail...
L'ironie du lundi frappe fort sans prévenir, et quand on se pense bin bin bons d'y avoir échappé, elle se reprend le mardi sans aucune pudeur, la salope!!!
Alors voilà. Vous pensez avoir un matin de merde? Cheers!
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L'ironie du lundi frappe fort sans prévenir, et quand on se pense bin bin bons d'y avoir échappé, elle se reprend le mardi sans aucune pudeur, la salope!!!
Alors voilà. Vous pensez avoir un matin de merde? Cheers!
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18 septembre 2011
Économie familiale
Tabarnak... Là tu m'arrêtes ça, ramasse ça! Ramasse ça tout-de-suite! Là criss... (bruit de claque) Arrête de brailler, tabarnak!
Dimanche matin. Je me réveille sur ces mots de ma voisine d'en-dessous qui gueule (encore) après ses enfants. D'accord, oui, avec quatre enfants de 2 à 7 ans dans un 5½, je peux comprendre qu'à un moment donné, on devient exaspéré pis on a envie d'en pitcher 2-3 par la fenêtre.
Humain.
Mais tsé quand on entend juste ça, tous les jours? En gros, deux choses émanent de mes voisins du dessous : 1- l'odeur du pot que fume Monsieur et 2- les cris de Madame. All day long (ils n'ont pas l'air de travailler, à moins qu'ils ne travaillent à partir de chez eux).
Ah et des fois, quand je monte l'escalier, de petites voix sur le balcon me demandent ''Allo Vaééé-iiie! Y'où tu t'en vas?'', mais ça c'est juste cute.
J'essaie ici de ne pas les juger pis de juste imaginer quelle est leur vie ou ce qui peut les avoir mené là, mais ça me crève le coeur. Je me dis qu'on manque d'information, dans la vie, que certaines choses de base pourraient tellement être enseignées au secondaire, par exemple un cours de psychologie qui ferait réfléchir sur les comportements des gens qui nous entourent, ce qui motive ces comportements, comment réagir calmement à telle ou telle situation. Je ne dis pas que ça ferait des miracles, mais peut-être qu'un cours comme ça en secondaire 4 donnerait quelques outils à ceux qui vont devenir parents à peine quelques mois plus tard.
C'est comme le cours d'économie familiale (qu'ils ont, paraît-il, enlevé) : pour vrai, j'utilise encore le petit cahier de recettes que j'avais eu dans ce cours, principalement pour la recette de croustade aux pommes au micro-ondes (han-han), pis aussi pour la soupe-repas.
Autrement dit, le cours d'économie familiale de secondaire 2 est sûrement celui qui me sert encore le plus dans mon petit quotidien pratico-pratique! Pourquoi l'enlever? Bon, ok, peut-être que d'apprendre à placer des meubles dans une chambre pis à coudre des boxers, c'est pas aussi important que d'apprendre des règles de français, mais la bouffe, elle? Gérer un budget d'épicerie, se faire de bons repas santé, cuisiner rapidement, me semble que ça concerne tout le monde ça, non?
Alors voilà : je pars le Mouvement pour l'insertion de vraies matières pratiques dans le cursus secondaire québécois (MIVMPCSQ). Au programme, l'ajout de cours sur la nutrition, la psychologie, les finances personnelles, le dépannage informatique et les travaux manuels légers (poser une tablette, vérifier pourquoi la laveuse spinne pu, déboucher un drain...) dans le cheminement régulier. Obligatoires.
(Si y'ont réussi à me faire courir chaque année pour un maudit test bip-bip, j'vais les faire cuisiner moi!!)
Puisque la société entière aime tant se déresponsabiliser de l'éducation de sa hheunesse, assumons et arrangeons-nous pour que la hheunesse apprenne la vraie vie à l'école.
Vous en pensez quoi?
Mais ne vous inquiétez pas, M. Legault : le MIVMPCSQ n'est pas un mouvement politique, simplement une suite de suggestions...
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Dimanche matin. Je me réveille sur ces mots de ma voisine d'en-dessous qui gueule (encore) après ses enfants. D'accord, oui, avec quatre enfants de 2 à 7 ans dans un 5½, je peux comprendre qu'à un moment donné, on devient exaspéré pis on a envie d'en pitcher 2-3 par la fenêtre.
Humain.
Mais tsé quand on entend juste ça, tous les jours? En gros, deux choses émanent de mes voisins du dessous : 1- l'odeur du pot que fume Monsieur et 2- les cris de Madame. All day long (ils n'ont pas l'air de travailler, à moins qu'ils ne travaillent à partir de chez eux).
Ah et des fois, quand je monte l'escalier, de petites voix sur le balcon me demandent ''Allo Vaééé-iiie! Y'où tu t'en vas?'', mais ça c'est juste cute.
J'essaie ici de ne pas les juger pis de juste imaginer quelle est leur vie ou ce qui peut les avoir mené là, mais ça me crève le coeur. Je me dis qu'on manque d'information, dans la vie, que certaines choses de base pourraient tellement être enseignées au secondaire, par exemple un cours de psychologie qui ferait réfléchir sur les comportements des gens qui nous entourent, ce qui motive ces comportements, comment réagir calmement à telle ou telle situation. Je ne dis pas que ça ferait des miracles, mais peut-être qu'un cours comme ça en secondaire 4 donnerait quelques outils à ceux qui vont devenir parents à peine quelques mois plus tard.
C'est comme le cours d'économie familiale (qu'ils ont, paraît-il, enlevé) : pour vrai, j'utilise encore le petit cahier de recettes que j'avais eu dans ce cours, principalement pour la recette de croustade aux pommes au micro-ondes (han-han), pis aussi pour la soupe-repas.
Autrement dit, le cours d'économie familiale de secondaire 2 est sûrement celui qui me sert encore le plus dans mon petit quotidien pratico-pratique! Pourquoi l'enlever? Bon, ok, peut-être que d'apprendre à placer des meubles dans une chambre pis à coudre des boxers, c'est pas aussi important que d'apprendre des règles de français, mais la bouffe, elle? Gérer un budget d'épicerie, se faire de bons repas santé, cuisiner rapidement, me semble que ça concerne tout le monde ça, non?
Alors voilà : je pars le Mouvement pour l'insertion de vraies matières pratiques dans le cursus secondaire québécois (MIVMPCSQ). Au programme, l'ajout de cours sur la nutrition, la psychologie, les finances personnelles, le dépannage informatique et les travaux manuels légers (poser une tablette, vérifier pourquoi la laveuse spinne pu, déboucher un drain...) dans le cheminement régulier. Obligatoires.
(Si y'ont réussi à me faire courir chaque année pour un maudit test bip-bip, j'vais les faire cuisiner moi!!)
Puisque la société entière aime tant se déresponsabiliser de l'éducation de sa hheunesse, assumons et arrangeons-nous pour que la hheunesse apprenne la vraie vie à l'école.
Vous en pensez quoi?
Mais ne vous inquiétez pas, M. Legault : le MIVMPCSQ n'est pas un mouvement politique, simplement une suite de suggestions...
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30 mai 2011
Quand Peach sort de son château pour aller au royaume de Mario
Il faisait doux-doux-doux pis soleil-soleil-soleil, alors en bonne fée-fille que je suis, j'avais enfilé une robe fleurie pis des gougounes, beau kit de plage tsé pour aller faire mes commissions.
Arrêt numéro un : la pharmacie. Tout va bien pour l'instant.
Arrête numéro deux : la quincaillerie.
Je pousse la porte du vide établissement (non mais à 10 heures du matin sur la 3e Avenue un lundi, ça ne se bouscule pas) et là je vois les deux commis (quand même charmants, un grand brun pis un ptit blond) s'échanger un regard qui en dit long sur la pitoune (oui, moi) qui entre.
''Salut! J'ai juste besoin de tape pour faire mes boîtes.''
D'un air entendu, Grand Brun me conduit dans la bonne rangée et me tend un rouleau. Je le prends et trottine (j'exagère à peine) jusqu'à la caisse, où Ptit Blond me fait payer avec l'air d'un gars qui se retient de pouffer de rire. Je lui souris en retour, sans trop comprendre pourquoi c'est si drôle, mais assez amusée moi-même par la situation de toute façon, jusqu'à ce que je sorte du magasin en réalisant que mon portefeuille a l'air de ça :

À ma défense, il s'agit d'un souvenir de voyage.
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Arrêt numéro un : la pharmacie. Tout va bien pour l'instant.
Arrête numéro deux : la quincaillerie.
Je pousse la porte du vide établissement (non mais à 10 heures du matin sur la 3e Avenue un lundi, ça ne se bouscule pas) et là je vois les deux commis (quand même charmants, un grand brun pis un ptit blond) s'échanger un regard qui en dit long sur la pitoune (oui, moi) qui entre.
''Salut! J'ai juste besoin de tape pour faire mes boîtes.''
D'un air entendu, Grand Brun me conduit dans la bonne rangée et me tend un rouleau. Je le prends et trottine (j'exagère à peine) jusqu'à la caisse, où Ptit Blond me fait payer avec l'air d'un gars qui se retient de pouffer de rire. Je lui souris en retour, sans trop comprendre pourquoi c'est si drôle, mais assez amusée moi-même par la situation de toute façon, jusqu'à ce que je sorte du magasin en réalisant que mon portefeuille a l'air de ça :
À ma défense, il s'agit d'un souvenir de voyage.
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9 mars 2011
Ça fait business
En général, Vincent regardait son bureau en se demandant un peu comment il en était arrivé là, une obsession de retracer ce premier geste qui a déclenché le mécanisme de sa vie. Il aimait les chiffres, il avait eu de la facilité à faire ses cours et à passer son CA, rien là, il aimait vraiment ça, sa job, ça lui prenait juste 8 snooze pour se lever et se convaincre d'avaler les 2 anti-dépresseurs du matin, repasser sa chemise, se taper le trafic, il aimait ça.
Son plus jeune cousin a dit l'autre soir qu'il comptait s'inscrire en littérature, théâtre et technologie, et les matantes se demandaient ce qu'il ferait avec ça, et les mononcles faisaient des airs amusés, et Vincent, lui, le jalousait.
Parce que les matins enneigés lui inspiraient des poèmes qui se seraient intitulés Les arbres d'argent et qui auraient commencé par Les arbres d'argent se foutent bien de votre réussite.
C'était pas pour Vincent, Vincent aimait les chiffres, après tout.
Des fois, son boss essayait de placer des expressions anglaises dans ses discours parce que ça fait ''business''. Sauf qu'y venait du Lac, son boss, pis qu'y parlait vraiment pas anglais, alors il inventait des expressions en se foutant complètement d'avoir l'air con.
''Comprends-moi Vincent, faut pas être trop by the line, faut savoir s'adapter.''
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Son plus jeune cousin a dit l'autre soir qu'il comptait s'inscrire en littérature, théâtre et technologie, et les matantes se demandaient ce qu'il ferait avec ça, et les mononcles faisaient des airs amusés, et Vincent, lui, le jalousait.
Parce que les matins enneigés lui inspiraient des poèmes qui se seraient intitulés Les arbres d'argent et qui auraient commencé par Les arbres d'argent se foutent bien de votre réussite.
C'était pas pour Vincent, Vincent aimait les chiffres, après tout.
Des fois, son boss essayait de placer des expressions anglaises dans ses discours parce que ça fait ''business''. Sauf qu'y venait du Lac, son boss, pis qu'y parlait vraiment pas anglais, alors il inventait des expressions en se foutant complètement d'avoir l'air con.
''Comprends-moi Vincent, faut pas être trop by the line, faut savoir s'adapter.''
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15 novembre 2010
Entendu à la Cuisine
Ça fait 10 minutes que le terminal est complètement gelé. J'ai même pas encore pu faire mon NIP, ça fait juste répéter ''En traitement...'' avec une face de bébelle qui traite rien pantoute.
Après avoir pesé 329 fois sur ''annuler'', le serveur a l'air d'hésiter entre détruire la machine à coups de machette ou simplement la débrancher. Il la débranche. Je me sens un peu mal, alors je décide de le payer cash (pas question que la machine rebug à cause de moi). Mais pas Simon-mon-ami-de-traduction, qui lui tend bravement sa carte de guichet.
Keschlick. Tout baigne.
Val - Eu, pourquoi toi, ça marche??
Simon-mon-ami-de-traduction - Parce que moi, y'a de l'argent sur ma carte.
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Après avoir pesé 329 fois sur ''annuler'', le serveur a l'air d'hésiter entre détruire la machine à coups de machette ou simplement la débrancher. Il la débranche. Je me sens un peu mal, alors je décide de le payer cash (pas question que la machine rebug à cause de moi). Mais pas Simon-mon-ami-de-traduction, qui lui tend bravement sa carte de guichet.
Keschlick. Tout baigne.
Val - Eu, pourquoi toi, ça marche??
Simon-mon-ami-de-traduction - Parce que moi, y'a de l'argent sur ma carte.
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27 octobre 2010
Pis si au moins...
Je fais de l'aide aux devoirs. Des première année. Cute. J'adore ça.Ils sont trois : appelons-les Curieux, Turbulent et Téteuse. J'apporte des crayons à chaque séance parce qu'ils doivent laisser les leurs dans la classe (j'ai pas encore compris tous les nébuleux détails des règlements de l'école).
Je, version voix de Dora - Turbulent, tu arrêtes de jouer avec le crayon tout de suite et tu le déposes sur la table, ou j't'en prêterai pu.
Téteuse - Ouin, parce qu'y faut pas que tu le brises parce que ça coûte de l'argent!
Turbulent, en me pointant - C'est pas grave, c't'une adulte, elle, fak elle a plein d'argent.
C'est qui le dude qui a dit que la vérité sortait de la bouche des enfants??
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6 octobre 2010
Une journée 2
L'autre jour, je lisais un article de l'Actualité dans une salle d'attente de l'hôpital. Ça traitait (traitement : toubidou-tsscchhh!!) de nouveaux médicaments découverts et il y avait une phrase qui ressemblait très exactement à ceci : ''Quand Novartis a annoncé les résultats des essais cliniques lors d'un congrès scientifique, des chercheurs pleuraient tellement c'était incroyable.'' Et plus loin : ''Ces trois scientifiques américains ont été récompensés pour avoir mis au point le premier traitement intelligent du cancer. Rien de moins.''
Bin j'avais la larme à l'œil. Je trouvais ça vraiment beau.
J'ai jamais été une grosse braillarde jusqu'à récemment (j'arrondis mon récemment aux 5 dernières années). On dirait que c'est venu tard, chez moi, cette envie fée-fille de fondre en larmes. J'étais beaucoup trop cool pour ça au secondaire pis au primaire, tsss...
Ce qui m'amène à vous parler de. Oui, de.
Du fait que c'était une bonne chose que j'm'y mette, au braillage, parce que ça passe bien, une fille qui pleure, non?
Avouez.
C'est comme normal, c'est dans la suite logique des choses de la vie. Devant la frustration, la déception, la tristesse, la joie, la honte, le mépris, l'indignation, le découragement, le spm : une fille, bin ça braille. Pis devant les mêmes maudites situations/émotions, un gars, ça crisse un coup de poing sur la table en disant ''câliss''.
Bête de même.
J'alterne donc entre deux états en conflit perpétuel.
D'un côté, j'ai mes journées 1 (la plupart) où je suis toute fière. J'suis fière d'être féminine, d'aimer mon Châtelaine reçu chaque mois dans ma boîte à malle (oui oui, à malle), de magasiner des nouvelles bottes cutes, de ne rien connaître en finances, d'écrire un blog girlie, de regarder la Galère, d'aimer Marie Laberge et les comédies romantiques prévisibles, de chanter du Céline à tue-tête, de vouloir des enfants pis un homme fort à mes côtés pour me soutenir, d'être à fleur de peau. Je suis toute fière.
De l'autre côté, y'a toutes ces journées 2 où je me lève avec la rage au ventre, l'indignation dans le trémolo, la honte. J'ai honte d'avoir le réflexe de demander à un gars pour poser une tablette, de ne pas faire moi-même mes impôts, d'être l'esclave de mon cache-cernes (qui, en fait, cache mon acné, que j'ai honte d'avoir encore à mon âge), de m'arranger les cheveux pendant une demi-heure, de ne pas pouvoir écrire autre chose que mes sentiments ou mes histoirettes cu-cutes qui sentent le parfum Dans un jardin à 10 km à la ronde, d'attendre papa pour réparer la plomberie sous l'évier, de voir que mon programme d'études aux perspectives d'emploi intéressantes mais sous payées est rempli de filles à 90 %, de réaliser que j'me sentirai jamais vraiment accomplie tant que j'aurai pas fait de bébés, d'encourager certains stéréotypes, d'emprunter des chemins plutôt traditionnels dans la vie alors que toutes ces femmes avant moi se sont battues pour que toutes les portes soient ouvertes. J'ai vraiment honte.
Être une fille, c'est pouvoir tout faire, mais choisir encore et toujours de ne rien faire de différent.
Être une fille, c'est ne sortir de cette zone de confort qu'une fois de temps en temps, une journée 2 parmi mille journées 1. Crisser un coup de poing sur la table. Dire ''câliss''.
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Bin j'avais la larme à l'œil. Je trouvais ça vraiment beau.
J'ai jamais été une grosse braillarde jusqu'à récemment (j'arrondis mon récemment aux 5 dernières années). On dirait que c'est venu tard, chez moi, cette envie fée-fille de fondre en larmes. J'étais beaucoup trop cool pour ça au secondaire pis au primaire, tsss...
Ce qui m'amène à vous parler de. Oui, de.
Du fait que c'était une bonne chose que j'm'y mette, au braillage, parce que ça passe bien, une fille qui pleure, non?
Avouez.
C'est comme normal, c'est dans la suite logique des choses de la vie. Devant la frustration, la déception, la tristesse, la joie, la honte, le mépris, l'indignation, le découragement, le spm : une fille, bin ça braille. Pis devant les mêmes maudites situations/émotions, un gars, ça crisse un coup de poing sur la table en disant ''câliss''.
Bête de même.
J'alterne donc entre deux états en conflit perpétuel.
D'un côté, j'ai mes journées 1 (la plupart) où je suis toute fière. J'suis fière d'être féminine, d'aimer mon Châtelaine reçu chaque mois dans ma boîte à malle (oui oui, à malle), de magasiner des nouvelles bottes cutes, de ne rien connaître en finances, d'écrire un blog girlie, de regarder la Galère, d'aimer Marie Laberge et les comédies romantiques prévisibles, de chanter du Céline à tue-tête, de vouloir des enfants pis un homme fort à mes côtés pour me soutenir, d'être à fleur de peau. Je suis toute fière.
De l'autre côté, y'a toutes ces journées 2 où je me lève avec la rage au ventre, l'indignation dans le trémolo, la honte. J'ai honte d'avoir le réflexe de demander à un gars pour poser une tablette, de ne pas faire moi-même mes impôts, d'être l'esclave de mon cache-cernes (qui, en fait, cache mon acné, que j'ai honte d'avoir encore à mon âge), de m'arranger les cheveux pendant une demi-heure, de ne pas pouvoir écrire autre chose que mes sentiments ou mes histoirettes cu-cutes qui sentent le parfum Dans un jardin à 10 km à la ronde, d'attendre papa pour réparer la plomberie sous l'évier, de voir que mon programme d'études aux perspectives d'emploi intéressantes mais sous payées est rempli de filles à 90 %, de réaliser que j'me sentirai jamais vraiment accomplie tant que j'aurai pas fait de bébés, d'encourager certains stéréotypes, d'emprunter des chemins plutôt traditionnels dans la vie alors que toutes ces femmes avant moi se sont battues pour que toutes les portes soient ouvertes. J'ai vraiment honte.
Être une fille, c'est pouvoir tout faire, mais choisir encore et toujours de ne rien faire de différent.
Être une fille, c'est ne sortir de cette zone de confort qu'une fois de temps en temps, une journée 2 parmi mille journées 1. Crisser un coup de poing sur la table. Dire ''câliss''.
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21 septembre 2010
Conjuguer avoirs et êtres : épilogue
Vous vous rappelez peut-être ceci.
Hé bien, je dois admettre que mes vœux ont été exaucés. Merci, Desjardins!

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Hé bien, je dois admettre que mes vœux ont été exaucés. Merci, Desjardins!
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30 juin 2010
Desjardins - Conjuguer avoirs et êtres
Journée ensoleillée, heure de pointe, jeudi de paie : je veux aller retirer des sous au guichet pour pouvoir me faire livrer de la poutine. Parce que ça va si bien avec la bière sur la terrasse du bloc au doux vent de la pu-jeune-jeune capitale.
Je me pointe donc dans mon établissement préféré où une charmante file de 15 personnes s'étire déjà devant l'unique guichet. Il fait beau, j'ai de la musique : je me sens vachement patiente et je souris.
L'attente est ce qu'elle est. Mon regard qui se promène ne sait de quoi se délecter alors il lit tout ce qu'il frôle. La marge de crédit : une solution souple et économique à vos besoins de financement. Prêts étudiants : des produits de crédit conçus expressément pour répondre aux besoins des étudiants de niveaux collégial et universitaire. Desjardins actif dans la communauté : voici les organismes qui ont obtenus une bourse... obte-quoi??? Pardon?? Obtenus. ObtenuSSSSSS, bordel!! Diantre!
Le pauvre s glissé là par mégarde me regarde, presque gêné d'être bien en vue sur la belle affiche en couleur. Je zieute autour de moi, mais personne ne semble avoir remarqué le méfait. C'est mon tour pour le guichet. Puisque je suis si post-secondairement éduquée, bourgeoise et chiante, je me dirige vers ladite affiche devant les yeux inquiets de la molle file. De ma sacoche toujours trop pleine je tire un crayon rouge avec lequel je trace un trait sur le s.
PP avec avoir, COD placé après = pas d'accord
La correction faite, je peux enfin respirer et retirer le petit 20 $ chétif que je mangerai grassement.
Constat : chez Desjardins, ils savent conjuger (*conjuguer, oups!) avoirs et êtres, mais il rushent un peu avec leurs participes passés.
Constat : je suis vraiment brainwashée par mes cours de grammaire.
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Je me pointe donc dans mon établissement préféré où une charmante file de 15 personnes s'étire déjà devant l'unique guichet. Il fait beau, j'ai de la musique : je me sens vachement patiente et je souris.
L'attente est ce qu'elle est. Mon regard qui se promène ne sait de quoi se délecter alors il lit tout ce qu'il frôle. La marge de crédit : une solution souple et économique à vos besoins de financement. Prêts étudiants : des produits de crédit conçus expressément pour répondre aux besoins des étudiants de niveaux collégial et universitaire. Desjardins actif dans la communauté : voici les organismes qui ont obtenus une bourse... obte-quoi??? Pardon?? Obtenus. ObtenuSSSSSS, bordel!! Diantre!
Le pauvre s glissé là par mégarde me regarde, presque gêné d'être bien en vue sur la belle affiche en couleur. Je zieute autour de moi, mais personne ne semble avoir remarqué le méfait. C'est mon tour pour le guichet. Puisque je suis si post-secondairement éduquée, bourgeoise et chiante, je me dirige vers ladite affiche devant les yeux inquiets de la molle file. De ma sacoche toujours trop pleine je tire un crayon rouge avec lequel je trace un trait sur le s.
PP avec avoir, COD placé après = pas d'accord
La correction faite, je peux enfin respirer et retirer le petit 20 $ chétif que je mangerai grassement.
Constat : chez Desjardins, ils savent conjuger (*conjuguer, oups!) avoirs et êtres, mais il rushent un peu avec leurs participes passés.
Constat : je suis vraiment brainwashée par mes cours de grammaire.
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13 mai 2010
Virée au Carrefour
Durée de la chose : 40 minutes
Magasins visités : 5
Monde que j'connais croisé : 5
Magasins où j'ai acheté : 2
Nombre de bouts de guenille achetés : 4
Argent dépensé : j'veux pas le savoir
Je fredonne la même chanson que la préado qui zieute les mini jupes. Dans la cabine, on entre chacune avec une trois. "Est-ce que ça faisait, ici?" Moi, oui. Elle, veut une cinq. J'ai gagné. "I'm only gonna break break your break break your heart"
Un vendeur de cellulaire sifflote un air connu. Je pense : "Korobeiniki, ça ressemble à Caro en bikini." Il pense : "Elle est cool, la sonnerie numéro deux du nouveau iphone."
Au Stiches, un air familier se met à jouer. Man, le thème de Maisonneuve en direct est une toune techno!! Malade.
Au Sirène, les putes qui trav... Oh! Est-ce que j'ai fait un lapsus, moi là?
La vendeuse au Garage me vouvoie. Je n'aime pas.
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Magasins visités : 5
Monde que j'connais croisé : 5
Magasins où j'ai acheté : 2
Nombre de bouts de guenille achetés : 4
Argent dépensé : j'veux pas le savoir
Je fredonne la même chanson que la préado qui zieute les mini jupes. Dans la cabine, on entre chacune avec une trois. "Est-ce que ça faisait, ici?" Moi, oui. Elle, veut une cinq. J'ai gagné. "I'm only gonna break break your break break your heart"
Un vendeur de cellulaire sifflote un air connu. Je pense : "Korobeiniki, ça ressemble à Caro en bikini." Il pense : "Elle est cool, la sonnerie numéro deux du nouveau iphone."
Au Stiches, un air familier se met à jouer. Man, le thème de Maisonneuve en direct est une toune techno!! Malade.
Au Sirène, les putes qui trav... Oh! Est-ce que j'ai fait un lapsus, moi là?
La vendeuse au Garage me vouvoie. Je n'aime pas.
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4 mai 2010
C'est pas moi qui l'a dit!
Parfois, Facebook fait de drôles de blagues bien d'actualité. Voici sa dernière...
Avouez que c'est beau!! En prime, admirez mon incapacité à écrire "gouvernement" en anglais... même quand je le vois écrit juste au-dessus pis que j'ai juste à copier comme en maternelle.
Y'en n'aura pas de faciles, oh non...
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Avouez que c'est beau!! En prime, admirez mon incapacité à écrire "gouvernement" en anglais... même quand je le vois écrit juste au-dessus pis que j'ai juste à copier comme en maternelle.Y'en n'aura pas de faciles, oh non...
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31 mars 2010
Bin oui, "Ze" budget
Je me permets ici 1- de chialer et 2- de vous copier-coller un commentaire hautement intelligent lu sur Facebook, ainsi que ma réponse. Je le fais d'abord parce que j'ai un gros ego et que j'aime me vanter de ce que je considère comme étant mes bons coups (allez, souriez) et ensuite parce que j'aimerais beaucoup avoir votre avis sur la question. Suis-je la seule cinglée à m'insurger du nouveau budget?
Le dude dit (pis oui, j'ai corrigé ses plus grosses fautes) :
M'a essayer d'expliquer la base de l'économie de l'état simplement. Les impôts servent à financer les services que l'état offre aux citoyens. Ça permet, avec les exportations (bois, ressources naturelles, etc.) d'offrir ces services-là. Si les services comme le système de santé se dégradent faute d'argent, il faut faire des investissements pour régler le problème. Mais, pour faire ces investissements-là, il faut aller chercher de l'argent quelque part. Mais d'où vient l'argent? Des citoyens, donc où faut-il aller chercher l'argent? J'te laisse deviner. C'est pourtant simple à comprendre.
Si les gens, ça leur tente encore d'attendre des heures à l'hôpital pis de crever à cause qu'ils ont attendu 6 mois avant d'avoir une chirurgie qui aurait dû se faire dans les 2 mois, ben ainsi soit-il.
Je réponds :
Mon cher dude, j'aime tellement ton petit ton condescendant, une chance que tu prends le temps de m'expliquer les choses de la vie, hey, j'suis tellement niaiseuse moi que j'avais jamais compris que l'argent ne poussait pas dans les arbres! Merci d'éclairer ma lanterne, ô toi mon sauveur!
C'est quand même drôle que les plus grands bouffeurs d'énergie, eux, les grosses grosses compagnie pleines de profits, profiteront encore de taux avantageux qui les épargneront de subir la hausse des tarifs d'Hydro que tout le monde va encaisser. Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
C'est quand même drôle de constater que les grosses poches du Québec s'organisent pour placer de l'argent ailleurs (*tousse paradis fiscaux *tousse) et ainsi se soustraire de payer plus d'impôt. Augmenter l'imposition sur le revenu de ceux qui font un gros salaire... Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
C'est quand même drôle de devoir répéter que le privé, par définition, n'est pas public. Pourquoi alors le gouvernement finance-t-il les écoles privées? Si les gens veulent s'éduquer fancy, je n'ai aucun problème avec la chose, mais qu'ils paient plus, tout simplement. Le réseau public fait amplement la job, et le privé me semble un luxe, certes légitime pour ceux qui souhaitent se le payer, mais un luxe quand même. Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
Et de façon générale, c'est quand même drôle de penser que la seule façon de régler un problème (exemple : le réseau de santé) est d'injecter de l'argent dedans. Ça se pourrait pas, plutôt, que l'énorme montant d'argent qui y est déjà consacré soit mal géré? Simplifier certaines mesures administratives et couper dans l'inutile... Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
Mais bon, j'suis pas économiste et j'ai pas d'argent, alors mon avis compte peu, mon poids social est limité.
Tout ce qu'il a répondu par la suite, c'est un beau "Whatever...". J'dois vraiment être dure de comprenure pour qu'il soit si découragé par les limites de ma compréhension de ses bons enseignements! Diantre, quelle piètre citoyenne fais-je!!
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Le dude dit (pis oui, j'ai corrigé ses plus grosses fautes) :
M'a essayer d'expliquer la base de l'économie de l'état simplement. Les impôts servent à financer les services que l'état offre aux citoyens. Ça permet, avec les exportations (bois, ressources naturelles, etc.) d'offrir ces services-là. Si les services comme le système de santé se dégradent faute d'argent, il faut faire des investissements pour régler le problème. Mais, pour faire ces investissements-là, il faut aller chercher de l'argent quelque part. Mais d'où vient l'argent? Des citoyens, donc où faut-il aller chercher l'argent? J'te laisse deviner. C'est pourtant simple à comprendre.
Si les gens, ça leur tente encore d'attendre des heures à l'hôpital pis de crever à cause qu'ils ont attendu 6 mois avant d'avoir une chirurgie qui aurait dû se faire dans les 2 mois, ben ainsi soit-il.
Je réponds :
Mon cher dude, j'aime tellement ton petit ton condescendant, une chance que tu prends le temps de m'expliquer les choses de la vie, hey, j'suis tellement niaiseuse moi que j'avais jamais compris que l'argent ne poussait pas dans les arbres! Merci d'éclairer ma lanterne, ô toi mon sauveur!
C'est quand même drôle que les plus grands bouffeurs d'énergie, eux, les grosses grosses compagnie pleines de profits, profiteront encore de taux avantageux qui les épargneront de subir la hausse des tarifs d'Hydro que tout le monde va encaisser. Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
C'est quand même drôle de constater que les grosses poches du Québec s'organisent pour placer de l'argent ailleurs (*tousse paradis fiscaux *tousse) et ainsi se soustraire de payer plus d'impôt. Augmenter l'imposition sur le revenu de ceux qui font un gros salaire... Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
C'est quand même drôle de devoir répéter que le privé, par définition, n'est pas public. Pourquoi alors le gouvernement finance-t-il les écoles privées? Si les gens veulent s'éduquer fancy, je n'ai aucun problème avec la chose, mais qu'ils paient plus, tout simplement. Le réseau public fait amplement la job, et le privé me semble un luxe, certes légitime pour ceux qui souhaitent se le payer, mais un luxe quand même. Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
Et de façon générale, c'est quand même drôle de penser que la seule façon de régler un problème (exemple : le réseau de santé) est d'injecter de l'argent dedans. Ça se pourrait pas, plutôt, que l'énorme montant d'argent qui y est déjà consacré soit mal géré? Simplifier certaines mesures administratives et couper dans l'inutile... Me semble que ça ferait de l'argent de plus.
Mais bon, j'suis pas économiste et j'ai pas d'argent, alors mon avis compte peu, mon poids social est limité.
Tout ce qu'il a répondu par la suite, c'est un beau "Whatever...". J'dois vraiment être dure de comprenure pour qu'il soit si découragé par les limites de ma compréhension de ses bons enseignements! Diantre, quelle piètre citoyenne fais-je!!
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16 mars 2010
Ceci n'est pas un salon
Dans mon ancien blog (voyez ici une larme tranquille couler sur ma joue), j'avais écrit un vindicatif article sur le superbe salon de la Fac de génie financé par Desjardins et, en opposition, sur la décrépitude du local qui sert de "salon" à la Fac des lettres et sciences humaines.
Eh bien, ce matin, mon examen s'est fini plus tôt que prévu, et j'ai encore la ô si grande chance d'expérimenter le confort des divans trop mous de la FLSH! Au moment d'écrire ces lignes, je me demande encore si je ne vais pas perdre mon portable dans une des nombreuses fentes qui caractérisent le cuir sale du fauteuil qui reçoit mon princier derrière : ils ont été éventrés par exprès ou quoi? Les murs défraichis sont couverts de trous, les tables de travail sont peu nombreuses et dépareillées, le seul micro-ondes en vue menace de rendre l'âme... Maudit qu'on est pauvre. Et là, je n'ose même pas aborder l'épineuse question de l'état des tuiles de plafond qui nous tombent sur la tête en classe!
En ces temps troubles où l'État se retire de plus en plus du financement de l'éducation (que mierda), je me demande si on ne pourrait pas utiliser un genre de système à deux vitesses, du genre... que le privé subventionne les écoles publiques. Après tout, le gouvernement finance bien les écoles privées; pourquoi pas l'inverse! On s'en fout de l'éthique : mettez-nous de la pub de Desjardins un peu partout, ou Coke même, ou Pepsi, McDo, Microsoft, pourquoi pas! De toute façon, c'est pas comme si on n'avait pas l'habitude d'ignorer tous les messages de "go, consomme le grand" qui nous sont lancés chaque jour.
Comme société, on a choisi (il y a quelques années déjà) que l'école serait accessible à tous. Si on est incapable de l'assumer, bin assumons au moins notre réticence à continuer de payer, et faisons payer ceux qui ne demandent que ça.
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Eh bien, ce matin, mon examen s'est fini plus tôt que prévu, et j'ai encore la ô si grande chance d'expérimenter le confort des divans trop mous de la FLSH! Au moment d'écrire ces lignes, je me demande encore si je ne vais pas perdre mon portable dans une des nombreuses fentes qui caractérisent le cuir sale du fauteuil qui reçoit mon princier derrière : ils ont été éventrés par exprès ou quoi? Les murs défraichis sont couverts de trous, les tables de travail sont peu nombreuses et dépareillées, le seul micro-ondes en vue menace de rendre l'âme... Maudit qu'on est pauvre. Et là, je n'ose même pas aborder l'épineuse question de l'état des tuiles de plafond qui nous tombent sur la tête en classe!
En ces temps troubles où l'État se retire de plus en plus du financement de l'éducation (que mierda), je me demande si on ne pourrait pas utiliser un genre de système à deux vitesses, du genre... que le privé subventionne les écoles publiques. Après tout, le gouvernement finance bien les écoles privées; pourquoi pas l'inverse! On s'en fout de l'éthique : mettez-nous de la pub de Desjardins un peu partout, ou Coke même, ou Pepsi, McDo, Microsoft, pourquoi pas! De toute façon, c'est pas comme si on n'avait pas l'habitude d'ignorer tous les messages de "go, consomme le grand" qui nous sont lancés chaque jour.
Comme société, on a choisi (il y a quelques années déjà) que l'école serait accessible à tous. Si on est incapable de l'assumer, bin assumons au moins notre réticence à continuer de payer, et faisons payer ceux qui ne demandent que ça.
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2 mars 2010
Premier du mois
Hier, sans me douter de la date qu'on était, j'ai eu la brillante idée de me déplacer à la caisse pop pour déposer le superbe chèque de ma coloc (yay).
Erreur monumentale.
J'arrive. D'abord, la file va pratiquement jusqu'à l'extérieur de la bâtisse. Les gens me regardent avec dédain (j'avais des bottes de madame qui font du bruit) et se râclent la gorge de façon plutôt disgracieuse en se grattant le derrière au travers de leurs culottes de jogging. Iew.
Une dizaine de têtes aux cheveux gras sont alignées devant moi. C'est à peu près le moment où j'allume qu'on est la date qu'on est. Et où je me félicite (not) d'avoir si bien choisi le moment de déposer ce chèque que j'avais pourtant depuis plus d'une semaine. Clap clap.
Quelques minutes plus tard, toujours en prenant bien soin de respirer au travers de mon foulard afin de sentir ma propre odeur et non celle d'une vieille tranche de baloné mélangée avec de la nicotine, j'avance de quatre petits pas. J'y suis presque : première en ligne devant les trois guichets surutilisés!! Je savoure ma victoire un peu trop vite, ne me doutant pas que les trois clients d'avant moi sont en réalité des tortues mutées en baleines lourdes et gauches qui doivent prendre trois minutes pour arriver à faire le focus sur le clavier entre chaque chiffre de leur NIP. Tabarn...
J'ai finalement réussi à déposer mon chèque. Au chrono : 18 longues minutes. Une vraie épreuve d'endurance.
Pu jamais.
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Erreur monumentale.
J'arrive. D'abord, la file va pratiquement jusqu'à l'extérieur de la bâtisse. Les gens me regardent avec dédain (j'avais des bottes de madame qui font du bruit) et se râclent la gorge de façon plutôt disgracieuse en se grattant le derrière au travers de leurs culottes de jogging. Iew.
Une dizaine de têtes aux cheveux gras sont alignées devant moi. C'est à peu près le moment où j'allume qu'on est la date qu'on est. Et où je me félicite (not) d'avoir si bien choisi le moment de déposer ce chèque que j'avais pourtant depuis plus d'une semaine. Clap clap.
Quelques minutes plus tard, toujours en prenant bien soin de respirer au travers de mon foulard afin de sentir ma propre odeur et non celle d'une vieille tranche de baloné mélangée avec de la nicotine, j'avance de quatre petits pas. J'y suis presque : première en ligne devant les trois guichets surutilisés!! Je savoure ma victoire un peu trop vite, ne me doutant pas que les trois clients d'avant moi sont en réalité des tortues mutées en baleines lourdes et gauches qui doivent prendre trois minutes pour arriver à faire le focus sur le clavier entre chaque chiffre de leur NIP. Tabarn...
J'ai finalement réussi à déposer mon chèque. Au chrono : 18 longues minutes. Une vraie épreuve d'endurance.
Pu jamais.
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