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31 juillet 2012

Où aller veiller? Prise 3 - spécial Vacances


On est trois filles, fin-vingtaine, à chercher où est-ce qu'on pourrait bien aller veiller à Québec pour ne pas se sentir comme de vieilles matantes.

Résultat : teste des bars pour trouver LA place où y'a le moins d'irritants (musique, âge moyen, style vestimentaire, compactage). Ça va sûrement donner une série de posts sur ce blog, ou bedon celui-ci est le dernier sur le sujet pis on va abandonner le projet. Suspense.

Je sais que vous vous pouvez pu.

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PIS DES FOIS, ON EST EN GASPÉSIE POUR LES VACANCES FAQUE...
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Bar : Brise-Bise
Quartier : Gaspé, j'ose pas vraiment dire ''centre-ville''
Journée : mercredi soir
Musique : comme aux Voûtes, mais en ajoutant du country
Âge moyen : n'importe qui qui veut boire de la bière ce soir-là
Style vestimentaire : comme aux Voûtes
Compactage : impressionnant, mais encore vivable
Heure d'arrivée : 21 h
Heure de départ : 1 h


Par où commencer... À force de me tenir avec deux Gaspésiennes, fallait bin un jour que je les suive dans leur patelin le temps d'une immersion, n'est-ce pas? Alors voilà.

Avant toute chose, dis-toi bin que quand tu pars ''veiller'' en Gaspésie, ça implique de faire au moins une demi-heure de route, chose que tu feras chixée en écoutant du gros pop sale, mais en étant quand même obligée d'arrêter au Shell pour jouer à la mécanicienne et checker ton huile (tsé, pour être certaine de toffer la runne à la fin de la soirée).

Sinon, ça va quand même, côté dépaysagement, parce que  le chansonnier du Brise-Bise en période estivale est le même que celui des Voûtes (oui oui, le Gaspésien qui était le ptit frère de l'autre là!), mais accompagné de deux autres gars. Là, vous vous dites sûrement ''ouin, deux personnes qu'on connaît pas...'', bin non, vous avez tort, parce qu'évidemment, un des deux autres gars sort, justement, avec une des serveuses des Voûtes, serveuse avec qui on se retrouve d'ailleurs assises là-bas à prendre une bière.

Me suivez-vous? Parce que c'est important de me suivre là, on est en GASPÉSIE, faut FAIRE DES LIENS tout le temps entre tout le monde. Tout le temps. On part.

Donc déjà, le guitariste sort avec la serveuse des Voûtes, et on savait déjà que le chanteur sortait aussi avec une autre serveuse des Voûtes, mais c'est en plus de ça le voisin du cousin de mon amie, celui dont la mère travaillait à Coop, t'a connais pas? Tsé là, son père travaillait au débarquement avec l'oncle de Chose, pis son plus jeune à lui sortait avec une fille de Tit-Cap, mais mon amie elle l'avait connue au Cégep parce qu'était toujours à Brasserie là, mais là faut pas qu'tu la mélanges avec les jumelles Murray par'zemple, parce qu'eux-autres c'était des anglaises de Chandler pis y'ont pas rapport pantoute dans l'histoire.

Si tu m'as pas suivi, tu sais maintenant c'est quoi passer la semaine avec trop de Gaspésiens. Si t'as tout suivi, t'en est un pis t'es sur le bord de me sortir le nom de famille du gars!

On entre dans le bar, on se commande de l'alcool, j'ai le plaisir d'apprendre qu'ils ont mon vin rouge préféré, je suis surexcitée, nous buvons. Aux premiers rangs, j'veux dire à part nous trois pis la serveuse des Voûtes, y'a une groupie qui s'essaie clairement sur le drummer pis qui connaît toutes les tounes par coeur, elle dandine de la tête en se twistant une couette de cheveux, comme si elle était une figurante dans Grease. Elle porte encore son ptit kit de plage, genre de chandail en tissus de serviette mauve avec des lunettes sur la tête. J'ai pas osé demander à mes deux Gaspésiennes si elles la connaissaient, parce que j'avais pas envie de m'embarquer dans une histoire de ''ah oui, ça doit être la soeur de la petite que j'coachais en natation...''.

Nous autres, on passe pour des vraies groupies parce qu'on avait eu la répète générale du show la veille autour d'un feu de camp (... ou plutôt de joie, à la grosseur qu'il avait) sur la grève grâce à la cousine de mon amie qui connaît les gars du band, mais on s'en fout parce qu'on se sent privilégiées. Une des Gaspésienne (j'vous dis pas laquelle, la honte...) a essayé de filmer le show, mais elle s'est trompée de mode sur son kodak alors ça a juste pris une photo : c'est pas grave, ça compense pour le vidéo de 20 secondes qu'on a de nous deux en train de faire semblant de prendre une bouchée de sandwich en demandant si la photo était prise, un peu plus tôt dans la journée.

Dans un autre coin, y'a une tablée de matantes très saoules qui se lèvent toutes en même temps pour danser sur leur demande spéciale de Kenny Rogers. Sont bin contentes parce que les chansonniers sont tellement des bons ptits gars qu'ils les cruisent comme si elles avaient 20 ans, non mais c'est leur soirée hein!

De notre côté, on boit moins qu'à l'habitude parce que vous comprendrez que la 801 se rend évidemment pas dans la Radoune, mais on se fait chicaner par la barmaid-des-Voûtes-juste-blonde-de-l'autre-mais-même-pas-Gaspésienne-sauf-que-en-vacances-en-Gaspésie : ''On est en Gaspésie : t'es supposée te saouler pis dormir dans l'gazon!''

On n'a pas suivi son conseil, mais disons en résumé que le Brise-Bise le soir, pendant les vacances de la construction, c'est probablement le seul bar où tu peux voir une fille mettre du Watkins sur les bras d'une autre fille pis trouver ça logique.



VERDICT BRISE-BISE:
Bin tsé... C'est cool, c'est les vacances,
pis c'est pas comme si y'avait 40 places où sortir à Gaspé!


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30 avril 2012

Les quotas

L'autre midi, je mangeais au PFK (oui), seule et heureuse avec mon sel pis mon gras, et je suis tombée à la radio (imposée dans mes oreilles dans le resto) sur une demi-heure de "hits" en continu.

En une demi-heure, j'ai entendu 20 % de chansons anglophones, 5 % de chansons francophones et 75 % de chansons bilingues, bilingues comme dans l'genre qu'ils ont juste ajouté une voix de fille cheap qui fait le couplet en français d'une toune, à la base, complètement anglophone. Évidemment, les paroles sont super mal traduites et ça donne des "lève la tête" pour "keep your head up" et autres trucs du genre. Lève la tête, vraiment? Crime, même "garde la tête haute" aurait fitté sur le rythme! Un effort, svp!

Rendu là, mettez-nous l'originale en anglais, on s'en fout de vos quotas là. Ça sert à quoi des quotas si c'est pour nous passer de la grosse merde? J'veux pas être plate, mais le Québécois Moyen, celui que d'aucuns appellent abusivement ces temps-ci "le Contribuable" comme s'il était unique à contribuer, celui qui écoute la radio dans sa voiture, bin il ne parle pas anglais, ou alors très peu. Croyez-moi, c'est pas une chanson "bilingue" qui va l'aider à mieux parler anglais, ni à préserver son français!

Non mais on est-tu un p'tit peuple de colonisés...

Une chance que ma toune de Kaïn pis une vieille toune de dance sont passées pour me réconcillier avec la vie.


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22 avril 2012

Où aller veiller? Prise 2

On est trois filles, fin-vingtaine, à chercher où est-ce qu'on pourrait bien aller veiller à Québec pour ne pas se sentir comme de vieilles matantes.

Résultat : teste des bars pour trouver LA place où y'a le moins d'irritants (musique, âge moyen, style vestimentaire, compactage). Ça va sûrement donner une série de posts sur ce blog, ou bedon celui-ci est le dernier sur le sujet pis on va abandonner le projet. Suspense.

Je sais que vous vous pouvez pu.

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Bar : Les Voûtes de Napoléon
Quartier : Grande Allée
Journée : vendredi soir
IDs : on ne s'est pas fait carter
Musique : chansonniers, donc toujours les mêmes tounes chaque soir
Âge moyen : 25 ans? J'sais plus trop, j'arrivais pu à estimer, après les shooters
Style vestimentaire : bohème, intello, ''région'', limite rock, limite pitoune
Compactage : j'ai réussi à danser Coeur de loup dans un coin du bar, mais tout juste
Heure d'arrivée : 10 h
Heure de départ : 3 h


On va se dire les vraies affaires tout de suite : je ne viens pas de Québec ni de Montréal, donc pour le commun des citadins je suis une fille ''de région'' et, de surcroît, je suis une plotte à musiciens. Alors on sait tous clairement que j'étais vendue d'avance à aller dans un bar de chansonniers, n'est-ce pas?

J'y était venue une fois avant, il y a peut-être 5 ou 6 ans, et j'en avais un souvenir très agréable. Vendredi dernier, j'étais donc avec mes deux copines (je pense qu'on peut mentionner ici qu'il s'agit de deux Gaspésiennes) et une autre amie superlative qui nous squattait (j'me trouve drôle) et nous avions commencé la soirée en mangeant au Cosmos Grande Allée.

Au Cosmos, on fittait pas.

Mais rendues aux Voûtes, là on se sentait bien. On se sentait bien parce que 1 - on connaissait toutes les tounes, contrairement à la gang de filles plus jeunes qui étaient devant nous, parce que 2 - le chansonnier venait de la Gaspésie, et comme ils sont tous consanguins même si c'est un grand territoire, c'était forcément l'ex-beau-frère de ma copine pis parce que 3 - on buvait comme des trous.

Y'avait un couple de plus vieux qui se frenchaient dans un coin de façon assez explicite et qui a dû avoir l'idée de se prendre une chambre parce qu'il n'est pas resté très longtemps.

Le musicien avait pas tant un vrai look de musicien, y'était un peu trop à la mode mais on s'est dit que c'était sûrement rendu la norme avec Star Académie.

Y'avait des saouls qui entraient dans notre bulle, y'avait notre amie Maude qui, comme à l'habitude, était un superlatif (un dans une phrase, c'est bien, mais faut jamais en avoir plus que ça des de-même), y'avait la chansonnière qui avait pas exactement le bon beat des paroles de la toune de Lisa Leblanc.

Y'avait une fille dans les toilettes qui a crié par dessus la porte ''Alex, tu me passes-tu ton parfum? J'sens la crotte!'' pis qui s'est ensuite retournée vers moi pour me dire ''Non mais c'est vrai que j'sens la crotte.''.

Y'avait le Feu sauvage qui a joué pendant que j'pissais. Y'avait le fait que j'pissais aux demi-heures parce qu'on buvait trop.

On a jugé les gens, mais beaucoup moins qu'au Shack, mais on a beaucoup jugé la fille qui se dandinait sexy sur I Love Rock N Roll. On a dû se dire 15 fois qu'on reviendrait, c'est certain, on était beaucoup trop bien. À un moment donné, y'a eu un illuminé qui a décidé qu'il chantait la toune sportive ohé-ohé-ohé-ohééééé, pis on a été contentes que ça cesse rapidement parce que HEILLE LE GROS, C'EST RÉSERVÉ AUX ÉVÉNEMENTS SPORTIFS, C'TE TOUNE-LÀ.

Un peu passé minuit, on trouvait que la bière saoulait pas bin bin pis qu'on était encore à jeûn. C'est à ce moment-là que j'me suis dit que c'était une bonne idée d'aller chercher des shooters pour nous repartir. Cette décision prouve probablement que, en fait, la bière saoulait.

La musique était trop forte, alors des fois j'écrivais des messages dans mon calepin pour mes amis. J'ai écrit l'ordre "Bois!'' mais elle a lu ''Bouâ?" et j'ai imaginé le Petit Castor.

Y'a une toune qui a commencé à joué et j'ai demandé qui chantait ça, sûrement la seule toune de la soirée que je ne connaissais pas. ''Tsé là, y'a des cheveux longs blonds pis des lunettes pis y'est pas beau....?''  AH, JIM CORCORAN! J'ai pensé à la fille dans mon cours de littérature à l'UdeS qu'on appelait Jim Corcoran.

On est rentrés avec les bus de saouls, j'ai gueulé des tounes dans la rue. J'avais pu de voix le lendemain. J'en n'ai toujours pu.

Maudite belle soirée, sérieusement. Très décousue dans ma tête et sûrement dans mon texte. J'ai pris des notes dans mon calepin que je n'arrive pas à relire parce que mon écriture est trop croche.

C'est dire.

VERDICT LES VOÛTES:
On a trouvé. On va y retourner c'est sûr.
On va y retourner pour nos fêtes, on va y retourner pour cruiser,
on va y retourner pour boire pis oublier.
On va juste vraiment beaucoup y retourner.
Mais on va se forcer pour aller ailleurs aussi pour l'avancement de la Science.


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31 janvier 2012

Hyperliens

Il y a quelques semaines, je suis allée faire mon épicerie un samedi soir pis j'ai trippé solide parce qu'y'avait pas un chat dans le magasin.

Depuis, il me pogne des buzz d'épicerie à des heures de faible affluence, genre ce soir. C'est peut-être un excès de motivation provenant du site surexcitant de déco que je viens de découvrir, ou alors de la simple et belle procrastination ++, mais bref, j'ai enfilé mon plus beau kit et je suis sortie dans le froid pour chercher des vivres.

Quand on écoute de la salsa en marchant en plein hiver, on dirait qu'y fait un peu plus chaud, que la saison est un set de tournage pis que la neige est faite de copeaux de savon. J'attends presque qu'un éclairagiste en chemise hawaïenne se pointe au coin de la rue. ''Oh, scusez.''

Y'a une femme qui s'est stationnée nowhere pour sortir des grands cartons de son coffre et les mettre dans le bac de récupération de quelqu'un d'autre. Je me suis dit qu'y fallait que j'dise à ma soeur qu'elle n'est pas la seule à squatter les poubelles des autres parce qu'elle produit trop de déchet selon les critères municipaux.

Mon iPod est plein de bonne musique, mais y'a toujours des tounes de marde qui viennent gâcher le mood : faudrait que j'fasse le ménage de mes affaires, ou plus de playlists.

Quand j'arrive près de l'épicerie, je dois toujours ralentir la cadence un peu et me laisser refroidir, manteau grand ouvert, avant d'entrer, parce que sinon je sue ma vie une fois à l'intérieur pis c'est désagréable.

Je sais pas si mes lectures de fée-fille m'influencent, mais j'ai remarqué récemment que j'achetais peu d'articles dans les rangées du centre. Je me souviens avoir lu quelque part que c'était plus santé de manger frais, donc de prendre ce qui est dans la périphérie du magasin.

Y'avait autant pas un chat que l'autre samedi soir, joie. Je me sentais tellement à l'aise que quand la vieille toune de Simple Plan s'est mise à jouer, j'ai chantonné gaiement l'harmonie du refrain, du moins jusqu'à ce que sorte du bout d'une allée une fille qui, elle, sifflait le refrain. On s'est arrêtées toutes les deux, on a fait semblant de ne pas avoir remarqué le crime de l'autre.

Des fois j'aimerais ça me marier, puis je pense à toutes ces choses que je pourrais faire avec la somme nécessaire pour organiser un mariage, alors j'me dis que ça vaut clairement pas la peine.

Le retour a été plus calme. J'ai juste vu un gars avec un look savamment artisto-négligé sortir d'une vanne avec un bicycle stationnaire. J'ai trouvé ça drôle, ma face l'a su, je l'ai sûrement fixé un peu trop longtemps, ça a eu l'air de le gêner puisqu'il a baissé les yeux au sol.

C'était pas voulu.


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20 janvier 2012

Pensées d'une insomniaque

Nouveau truc pour gérer son temps : si ton portable est vieux comme le mien (donc pas tant) et que tu te dis mettons ''Je vais lire une petite heure...'', bin pars de la musique en background sur ton ordi dépluggé, en prenant bien soin de le mettre à Performances élevées (et non économie d'énergie, mais tsé à la limite Recommandé par HP fait la job), pis quand ça va être fini, t'arrêtes de lire. C'est comme un timer ou un sablier.

...

Ok ce paragraphe-là est nul, pourquoi je blogue à 3 a.m. moi au lieu de dormir?

***

J'ai cherché ''le mien'' pour écrire le paragraphe précédent. Je sais pas pourquoi, mais dans ma tête, ''miens'' prend toujours un s, c'est sûrement une règle que j'ai inventée, mais quoi qu'il en soit, je dois chercher ce mot-là 15 fois par semaine à peu près, ça me rentre juste pas dans la tête.

Antidote dit que c'est ''le mien'', le Grand Robert & Collins électronique aussi. Google est indéci. Mon Robert papier est trop loin de mon lit.

J'pourrais faire de la copie pour le retenir, tant qu'à pas dormir.
le mien le mien le mien le mien le mien le mien le mien (pas de s)

Ah pis tant qu'à étudier les choses que je cherche trop souvent...

pilule pilule pilule pilule pilule pilule pilule pilule (aucun double l là-dedans)
cafétéria cafétéria cafétéria cafétéria cafétéria (pas de t à la fin, c'est pas secrétariat)
c. c. (pas de deux-points) ou bedon Copie conforme : (au long avec deux-points)
Pièce jointe : Disque compact (deux-points après pièce jointe au long + maj. initiale)
Pièces jointes : Patante et bidule (même affaire, ça se met au pluriel)
p. j. 5 (pas de parenthèses autour du nombre, j'ai induit trop d'élèves en erreur)
P.-S. - (suivi d’un tiret + phrase qui suit commence par une majuscule)

Y'en a plein d'autres, c'est sûr. Mais évidemment, ils ne me viennent pas en tête là right now. *Gnak, j'peux même pas être efficace quand j'en ai finalement l'envie.

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Des fois là, Coeur de pirate là, elle donne le goût d'être une célibataire frustrée. Tu dis que I'm the only one; c'est ça, prends-moi pour une conne. J'suis presque déçue d'être en couple.

(KABOUM! Coming out de fille en couple même si c'est pas écrit sur Facebook, quasi coup sur coup avec le coming out sur le fait que je n'ai pas de voiture - ok, ça date de quelques semaines - et celui que je suis nulle à chier en orthographe même si j'suis prof, gosh que j'me commets intense ici mes amis.)

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commettre commettre commettre commettre commettre (oui Val, 2 m ET 2 t)

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Je chiale toujours quand j'écoute un CD que je ne connaissais pas, c'est rarement un coup de foudre - trop réfractaire au changement tsé - pis j'ai d'ailleurs chialé sur Coeur de pirate l'autre fois en en jasant avec ma coloc. ''Bof, j'aime tellement mieux l'autre CD, j'suis pas certaine que celui-là j'vais l'écouter... C'est trop naïf, trop ptite-fille-qui-chante-genre-yéyé-mais-façon-hipster, ses textes sont moches pas mal itou, les rimes sont comme cheap...''

J'ai travaillé en l'écoutant toute la semaine. J'suis même pas encore certaine d'aimer ça, j'ai les mêmes critiques en tête mais j'suis comme accrochée.

Prise deux de l'autre jour où je disais que j'comprenais pas pourquoi tout le monde capotait sur Foster depuis des mois, pis qu'après j'me suis mise à l'écouter en boucle.

Je suis peut-être juste un brin mouton.

***

rime rime rime rime rime rime (pas de h ni de y nulle part, on n'est pas en anglais, même si des fois on naît en anglais)

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Trop d'italique dans ce texte - et de passages entre tirets itou - pour votre bien, n'est-ce pas? Je devrais dormir, mais j'vais aller couleurer des mandalas à la place.

***

couleurer couleurer couleurer couleurer couleurer


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12 octobre 2011

Confessions d'une Noëlholic

Je sais que c'est honteux, mais nous sommes aujourd'hui le 12 octobre et j'ai vraiment très envie d'écouter de la musique de Noël MAINTENANT.

Ne vous inquiétez pas : dans un mois, quand ils vont commencer à en mettre à la radio pour vrai, le goût va m'avoir passé. Et le 20 décembre, je vais sacrer contre la course aux cadeaux et la folie consommatrice qu'est cette foutue fête commerciale, yo manne on change le monde, simplicité volontaire.

Sauf que ce matin, mes colocs adorées sont parties, et je vais me gâter en faisant de la bouffe en écoutant des hits de Noël ''à la Beatles''. Et en fin de semaine, je vais probablement aussi me taper un marathon de films de Noël.

Assumé.

Passe ça à Kévinne.


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Merde, quelques heures et d'innombrables succès des fêtes plus tard, j'entends ma coloc se lever et aller aux toilettes... Sa chambre est collée sur la cuisine.

Oups.

23 mars 2011

Les douceurs de banlieue

À l'heure où maman se couche, tard, les rues enneigées de la banlieue tranquille accueillent mes pas de travailleuse du soir, les cuisses qui s'activent rapidement pour contrer le froid et attraper le prochain autobus. Si mon iPod crache aussi fort sa musique, c'est plus pour couvrir l'arythmie de mon coeur fatigué que pour m'imbiber de jolies mélodies. Étourdissant, baisse le son, ah pis pause.

Dix minutes d'attente devant la station d'essence, c'est parfait pour manger un petit sac de chips au ketchup.

Puis, l'autobus arrive, vide, banlieusarde, avec son chauffeur qui me bonsoit (du verbe bonsoir) d'un ton jovial, la radio détente en trame de fond. Je prends place un peu plus loin, contente d'avoir tout l'espace pour moi. Gaetan (le chauffeur avait trop une face de Gaetan pour que j'l'appelle pas Gaetan) conduit rapidement pour arriver d'avance au terminus Les Saules pour se prendre un café : ça paraît quand il tourne les coins, floc-a-floc les bidules dans ma sacoche qui se font barouetter, et là ça attire mon regard.

Ça.

La moustache de Gaetan bouge. Bin, elle bouge parce que sa lèvre en dessous bouge.

Gaetan chante en chœur avec la radio. Oh que oui. Et il doit penser que la musique joue encore dans mes écouteurs parce qu'il chante haut et clair, il sort sa voix de servant de messe pour entonner cette chanson :



''J'ai au moins le droit de choisir! Entre votre planète et ses étoiles filantes... d'adolescente.''


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22 février 2011

Même si le froid

Même si en sortant dehors il fait moins vingt pis sûrement pire avec le facteur marde, que les poils de mon nez se font stalactites, que je croise des cagoulés aux airs de voleur dans les rues arctiques pis que j'oublie l'existence de mes phalanges, ça va.

Le soleil est là. De bonne heure, haut dans le ciel, content de lui-même, pis du Beirut dans mes oreilles, une nuit de sommeil réparateur, les fonctionneux qui marchent vite vite pour arriver à temps dans leur cube de paravents, pis moi j'm'en fous, j'suis pas pressée.

C'est prometteur, on dirait. Ça donne envie d'un bon café.


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11 janvier 2011

Une étoile rose

La bus bondée craque de partout en filant dans l'air glacé. Les mardis matins sont encore plus mornes que leurs collègues lundiens, et chacun en porte le poids, comme une mauvaise fée invisible qui tend les nuques et tire les visages. Nous janvierons deux autres semaines.

J'écoute une berceuse triste qui lisse mes humeurs et embue mes pensées. L'étudiante devant moi se drogue au Damien Rice. Le fonctionnaire trentenaire trop collé sur mon bras gauche bougonne sur du System of a Down démodé. Les deux adolescentes qui se tiennent au milieu de l'accordéon partagent du Justin Bieber. Le dude avec une calotte d'une équipe que j'connais pas texte son cousin (''J'ai une question t'as tu encore le logiciel de l'autre fois?''). Le chauffeur conduit raide pis crie d'avancer plus au fond.

La vie est d'un gris-brun impressionnant. Mais plus pour longtemps.

Une étoile rose est entrée.

Papa et elle prennent place de biais avec moi. Elle sur lui, bien sûr. Sous une tuque de polar, ses grands yeux marron scrutent la foule, un regard neuf sur un monde usé. Les petits bras tiennent en croix, maladroitement, immobilisés pas un habit de neige trop épais. Papa prend soin de les ramener vers son ventre lorsque des passagers s'engagent dans le corridor. Dézippe le haut du manteau, enlève son capuchon. Un peu d'air pour la tite puce. Certains la voient et sourient; d'autres n'ont pas cette chance et passent à deux poils d'égratigner sa peau tendre avec une ganse de sac. L'étoile rose ne bronche pas. On voit dans ses yeux qu'elle sourit, même si son cache-cou monte trop haut pour nous le confirmer.

Tranquille dans le bordel du quotidien.

Et moi je la regarde inconsciemment faire son chemin dans mon coeur, dans mon esprit, dans mon corps, la petite étoile rose qui se promène et se loge finalement dans mon ventre, pour me faire du mauvais sang ou tordre mes boyaux, et proteste, chiale, crie, hurle. Gueule fort.

Ouch. Moi aussi je veux mettre au monde une étoile.


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18 décembre 2010

À l'infini(tif)

Sortir en pyjama.
Rentrer.
Mettre un manteau et une tuque.
Ressortir.
Marcher des heures.
Briser ses tympans.
Espionner les gens.
Croiser un ami.
Engourdir son foie.
Juste une fois.
Brûler ses cellules.
Marcher un peu plus.
Multiplier les amis.
Rire.
Parler aux gens sans le faire.
Être avec eux sans les écouter.
S'en sortir.
Regarder sa montre.
En prendre une autre.
Oublier le temps.
Être dans une place inconnue.
Ne pas se poser de questions.
Espionner les gens.
Disparaître.
Oublier de dormir.
Prendre une douche.
Recommencer.

S'étourdir.


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29 novembre 2010

Bribes dans le hall

- J'ai trop rien compris! J'essayais juste de tout écrire pis ça allait trop vite.
- Moé too, ça me prendrait une secrétaire...

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- Bin au fond t'apporte ta viande, pis un accompagnement.
- J'te gage que tout le monde va apporter du pain pis du fromage.
- Bin j'avais pensé à une salade de pâtes.

***

- Pis on pourrait demander aussi une salle de vidéoconférence juste pour l'asso tant qu'y'a être!
- Hahahaha!
- Ça nous prend juste le quorum pour que ça passe.

***

- Au petit trot s'en va le cheval avec ses grelots. Y pogne une bosse y s'pète les deux gosses s'ul bord du traîneau.

***

- Genre... trop laide là! Était foul saoule pis a le collait, ça gossait trop, fak chu allée y dire.

***

- Oui bin presque. [...] Non, vers 5 heures sûrement, pas avant. [...] J't'entends mal, on dirait que ça coupe..? [...] Ah aké, aké c'est bon. [...] Moi aussi mon amour.

***

- Y'est et quarante-cinq.
- Fuck, pas pour vrai?

***

- Hahahahaha!
- Des fois j'voudrais juste dormir là...
- Moi too.
- Ça prendrait tellement une semaine nationale du sommeil au début du mois de décembre.
- Hahahahaha!

***

Toubedou! My name|Toubedou! I don't know you, but I|Toubedou! You better watch out|Toubedou! Prends-le pas, prends-le pas mal. Je suis creux dans la spirale.

Abus de butane, vapeurs de kérosène, pyromane jusqu'au fond des veines... Coup d'éclat, le dernier appel sur le toit de la chapelle. J'ouvrirai les gaz et traverserai les flammes, dans l'extase, l'odeur du drame.


Lumière bleue de février sur tes larmes de cire; figée devant le brasier, nu-pieds dans le givre, tu prieras pour que toutes mes veines se rallument encore. Tu pourras dire que je t'aime, que je t'aime à mort. À mort.


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23 novembre 2010

Tu seras pas née de la dernière neige

Y'a des indices qui ne mentent pas.

D'abord, c'est la grosse neige qui tombe, vite remplacée par de la pluie glacée, et la gibelotte de slush au sol qui salit tout. T'as troqué son manteau de semi-printemps pour celui d'hiver, et ça te rappelle à quel point c'est agréable de ne pas avoir froid. Tu te mets à trop penser, les idées qui novembrent dans ta tête, mais la tuque s'occupe de tout contenir pour que tu restes en un seul morceau. Le Père Noël arrive au centre d'achats. Au loin, une silhouette maladroite perd pied. Ta vie est une suite de post-it qui s'accumulent sur ton bureau à côté de tes cahiers. Tu n'entends pas les cris d'enfants qui célèbrent la neige collante, même si leur suit d'hiver se noie jusqu'aux os. Tu écoutes ton iPod trop fort en te foutant de tes tympans ou de tout ce qui n'est pas ton émotion du moment.

Y'a des indices qui ne mentent pas. C'est ton anniversaire qui approche, et il est toujours précédé d'un étrange cortège.


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22 novembre 2010

Staff

On recule en novembre 2000. Je travaille au St-Hubert (à Magog Beach, ouiiii) comme aide-barman. C'est sûrement I'm like a bird qui joue dans le resto-bar. Ou peut-être la maudite toune de Crazy Town que j'étais pu capable de sentir (elle me lève encore le cœur aujourd'hui, d'ailleurs).

Je quitte mon poste pour aller aux toilettes, ce qui me permet d'arriver vis-à-vis la salle de repos juste à temps pour entendre...

Serveuse random dont j'ai oublié le nom - Ça va être le party de staff dans deux semaines.

Nicolas le boss boy pas très cool - C'est qui ça, Staff?


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15 octobre 2010

Céline

Est-ce que ça vous est déjà arrivé de très bien entendre la musique qu'écoute votre voisin dans l'autobus parce que le son de son iPod (ou bin de son walkman sony jaune sport) est trop fort?

Personnellement, ça met ma switch ''jugement'' à on. La dernière fois que ça m'est arrivé, disons que j'avais bien rigolé en regardant un mastodonte au look métal écouter une toune des Cranberries. Et le fait d'autant remarquer la chose me rend peut-être un peu parano.

D'abord, sachez que j'ai fait des tests de son chez moi lorsque j'ai eu mes nouveaux écouteurs afin de déterminer le volume maximal auquel je pouvais écouter ma musique sans que la personne à côté de moi l'entende. Je connais donc la limite. Parfois, je pousse la limite un peu plus loin par amour profond pour une chanson, je l'avoue, mais comme ladite limite est assez élevée (et par respect pour mes tympans), je reste normalement en-dessous.

Maintenant, parlons de ce matin.

Ce matin, c'était nuageux et il ventait à tout rompre, un vrai automne méchant qui vide les arbres de leurs dernières feuilles de façon assez efficace merci et qui met au défi tout bon fixatif de tenir mon chignon en place (fail, d'ailleurs). Mon random de iPod, qui a souvent un bon sens de l'humour, m'a cette fois sorti une chanson totalement de circonstance, une chanson qui déplace autant de passions que le vent d'octobre : It's All Coming Back To Me Now de Céline Dion.

But you were history with the slamming of the door! (tonnerre)

Soyons clairs :
1- Oui, j'ai du Céline Dion sur mon iPod.
2- Oui, j'aime quelques chansons de Céline Dion.
3- Je me fous pas mal de ''take a kayak''.

Mais quand même, j'avoue ici que je suis soucieuse de mon image et que je n'ose pas affirmer haut et fort dans une 800 bondée que j'écoute Céline avec passion et dévotion à 8 heures du matin. Parce que si j'ai pu me permettre de juger un gars qui écoutait du Cranberries, imaginez comment tout le monde pourrait se permettre de me juger moi avec mon Céline...

J'attends donc l'autobus dans le vent, le son bien fort. Lorsque j'y entre, je m'assure que le son soit à une force raisonnable et je jette de fréquents coups d'œil à mes voisins pour être certaine de ne déceler aucun sourire ironique sur le bord d'une lèvre. Rien.

Génial.

Une seule écoute, et ensuite je change de chanson.

Ok, une deuxième écoute, et ensuite je change de chanson.

(...)

Bin je l'ai écoutée tout le long. Toute la demi-heure fût Célinisée dans mes oreilles. Et même ma marche dans les couloirs sous-terrains de l'université, oui oui.

But when you touch me like this! (boudoudoum!)
And you hold me like that! (tiketi!)

J'y peux rien, c'est trop bon, cette chanson-là! C'est tellement glorieux là, le piano, le waaamm de la guit électrique qui apparaît par magie au bon moment, le chœur, les percussions pis les castagnettes, même le clip avec le fantôme pis un manoir pis des miroirs douteux qui défilent des souvenirs mal découpés sur les contours : c'est tout simplement la glorification de la gloire, c'te toune-là!! foo-oo-oo-reeeeever

J'AIME CÉLINE DION!

J'ai fini. Vous pouvez me juger. Et si en prime vous me croiser dans l'autobus, vous pourrez esquisser un petit sourire ironique. Je comprendrai que vous savez.


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23 septembre 2010

1999

T'as 15 ans, t'écoutes du Reset à tue-tête, évachée sur ton lit entre un cartable de géo ouvert à la page qu'y faut étudier pis un Filles d'Aujourd'hui spécial tests ouvert à la page du test ''es-tu une bonne amie?'', tu joues du drum avec tes stylos Pilot rose et vert en frappant sur un roman de Marie Laberge et ton verre de thé glacé trop saturé, le téléphone à l'oreille pour parler à Mel du gars que vous surnommez justement Stylo, quatre ou cinq lumière allumées dans ta chambre, des vêtements qui traînent un peu partout, le fer à friser encore chaud près d'un paquet de bandelettes pour enlever les points noirs de sur le nez, l'affiche en noir et blanc du chanteur de Bush X collée sur ta porte de garde-robe avec de la gommette bleue qui passe au travers du papier glacé cheap, ta petite sœur qui cogne doucement à la porte pour savoir si elle peut aller dans ta chambre avec toi, le ''NON'' bien scindant que tu lui gueules en retour, ingrate que tu es.

Et finalement, ton père qui retontit pour t'engueuler sans avoir mis son dentier (donc aucune autorité).

Là là, tu fais quinze affaires en même temps, la radio joue, la télé est ouverte dans le salon, t'es au téléphone, t'as des devoirs à faire pis tes pantoufles sont placées toutes croches à terre. Choisis!


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