Agiter un iPod nano bleu près des parois de son aquarium.
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Fantasmes éhontés d'une fille qui, dans la vraie vie, n'a pas de vie
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14 septembre 2011
23 mars 2011
Les douceurs de banlieue
À l'heure où maman se couche, tard, les rues enneigées de la banlieue tranquille accueillent mes pas de travailleuse du soir, les cuisses qui s'activent rapidement pour contrer le froid et attraper le prochain autobus. Si mon iPod crache aussi fort sa musique, c'est plus pour couvrir l'arythmie de mon coeur fatigué que pour m'imbiber de jolies mélodies. Étourdissant, baisse le son, ah pis pause.
Dix minutes d'attente devant la station d'essence, c'est parfait pour manger un petit sac de chips au ketchup.
Puis, l'autobus arrive, vide, banlieusarde, avec son chauffeur qui me bonsoit (du verbe bonsoir) d'un ton jovial, la radio détente en trame de fond. Je prends place un peu plus loin, contente d'avoir tout l'espace pour moi. Gaetan (le chauffeur avait trop une face de Gaetan pour que j'l'appelle pas Gaetan) conduit rapidement pour arriver d'avance au terminus Les Saules pour se prendre un café : ça paraît quand il tourne les coins, floc-a-floc les bidules dans ma sacoche qui se font barouetter, et là ça attire mon regard.
Ça.
La moustache de Gaetan bouge. Bin, elle bouge parce que sa lèvre en dessous bouge.
Gaetan chante en chœur avec la radio. Oh que oui. Et il doit penser que la musique joue encore dans mes écouteurs parce qu'il chante haut et clair, il sort sa voix de servant de messe pour entonner cette chanson :
''J'ai au moins le droit de choisir! Entre votre planète et ses étoiles filantes... d'adolescente.''
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Dix minutes d'attente devant la station d'essence, c'est parfait pour manger un petit sac de chips au ketchup.
Puis, l'autobus arrive, vide, banlieusarde, avec son chauffeur qui me bonsoit (du verbe bonsoir) d'un ton jovial, la radio détente en trame de fond. Je prends place un peu plus loin, contente d'avoir tout l'espace pour moi. Gaetan (le chauffeur avait trop une face de Gaetan pour que j'l'appelle pas Gaetan) conduit rapidement pour arriver d'avance au terminus Les Saules pour se prendre un café : ça paraît quand il tourne les coins, floc-a-floc les bidules dans ma sacoche qui se font barouetter, et là ça attire mon regard.
Ça.
La moustache de Gaetan bouge. Bin, elle bouge parce que sa lèvre en dessous bouge.
Gaetan chante en chœur avec la radio. Oh que oui. Et il doit penser que la musique joue encore dans mes écouteurs parce qu'il chante haut et clair, il sort sa voix de servant de messe pour entonner cette chanson :
''J'ai au moins le droit de choisir! Entre votre planète et ses étoiles filantes... d'adolescente.''
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18 décembre 2010
À l'infini(tif)
Sortir en pyjama.
Rentrer.
Mettre un manteau et une tuque.
Ressortir.
Marcher des heures.
Briser ses tympans.
Espionner les gens.
Croiser un ami.
Engourdir son foie.
Juste une fois.
Brûler ses cellules.
Marcher un peu plus.
Multiplier les amis.
Rire.
Parler aux gens sans le faire.
Être avec eux sans les écouter.
S'en sortir.
Regarder sa montre.
En prendre une autre.
Oublier le temps.
Être dans une place inconnue.
Ne pas se poser de questions.
Espionner les gens.
Disparaître.
Oublier de dormir.
Prendre une douche.
Recommencer.
S'étourdir.
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Rentrer.
Mettre un manteau et une tuque.
Ressortir.
Marcher des heures.
Briser ses tympans.
Espionner les gens.
Croiser un ami.
Engourdir son foie.
Juste une fois.
Brûler ses cellules.
Marcher un peu plus.
Multiplier les amis.
Rire.
Parler aux gens sans le faire.
Être avec eux sans les écouter.
S'en sortir.
Regarder sa montre.
En prendre une autre.
Oublier le temps.
Être dans une place inconnue.
Ne pas se poser de questions.
Espionner les gens.
Disparaître.
Oublier de dormir.
Prendre une douche.
Recommencer.
S'étourdir.
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29 novembre 2010
Bribes dans le hall
- J'ai trop rien compris! J'essayais juste de tout écrire pis ça allait trop vite.
- Moé too, ça me prendrait une secrétaire...
***
- Bin au fond t'apporte ta viande, pis un accompagnement.
- J'te gage que tout le monde va apporter du pain pis du fromage.
- Bin j'avais pensé à une salade de pâtes.
***
- Pis on pourrait demander aussi une salle de vidéoconférence juste pour l'asso tant qu'y'a être!
- Hahahaha!
- Ça nous prend juste le quorum pour que ça passe.
***
- Au petit trot s'en va le cheval avec ses grelots. Y pogne une bosse y s'pète les deux gosses s'ul bord du traîneau.
***
- Genre... trop laide là! Était foul saoule pis a le collait, ça gossait trop, fak chu allée y dire.
***
- Oui bin presque. [...] Non, vers 5 heures sûrement, pas avant. [...] J't'entends mal, on dirait que ça coupe..? [...] Ah aké, aké c'est bon. [...] Moi aussi mon amour.
***
- Y'est et quarante-cinq.
- Fuck, pas pour vrai?
***
- Hahahahaha!
- Des fois j'voudrais juste dormir là...
- Moi too.
- Ça prendrait tellement une semaine nationale du sommeil au début du mois de décembre.
- Hahahahaha!
***
Toubedou! My name|Toubedou! I don't know you, but I|Toubedou! You better watch out|Toubedou! Prends-le pas, prends-le pas mal. Je suis creux dans la spirale.
Abus de butane, vapeurs de kérosène, pyromane jusqu'au fond des veines... Coup d'éclat, le dernier appel sur le toit de la chapelle. J'ouvrirai les gaz et traverserai les flammes, dans l'extase, l'odeur du drame.
Lumière bleue de février sur tes larmes de cire; figée devant le brasier, nu-pieds dans le givre, tu prieras pour que toutes mes veines se rallument encore. Tu pourras dire que je t'aime, que je t'aime à mort. À mort.
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- Moé too, ça me prendrait une secrétaire...
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- Bin au fond t'apporte ta viande, pis un accompagnement.
- J'te gage que tout le monde va apporter du pain pis du fromage.
- Bin j'avais pensé à une salade de pâtes.
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- Pis on pourrait demander aussi une salle de vidéoconférence juste pour l'asso tant qu'y'a être!
- Hahahaha!
- Ça nous prend juste le quorum pour que ça passe.
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- Au petit trot s'en va le cheval avec ses grelots. Y pogne une bosse y s'pète les deux gosses s'ul bord du traîneau.
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- Genre... trop laide là! Était foul saoule pis a le collait, ça gossait trop, fak chu allée y dire.
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- Oui bin presque. [...] Non, vers 5 heures sûrement, pas avant. [...] J't'entends mal, on dirait que ça coupe..? [...] Ah aké, aké c'est bon. [...] Moi aussi mon amour.
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- Y'est et quarante-cinq.
- Fuck, pas pour vrai?
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- Hahahahaha!
- Des fois j'voudrais juste dormir là...
- Moi too.
- Ça prendrait tellement une semaine nationale du sommeil au début du mois de décembre.
- Hahahahaha!
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Toubedou! My name|Toubedou! I don't know you, but I|Toubedou! You better watch out|Toubedou! Prends-le pas, prends-le pas mal. Je suis creux dans la spirale.
Abus de butane, vapeurs de kérosène, pyromane jusqu'au fond des veines... Coup d'éclat, le dernier appel sur le toit de la chapelle. J'ouvrirai les gaz et traverserai les flammes, dans l'extase, l'odeur du drame.
Lumière bleue de février sur tes larmes de cire; figée devant le brasier, nu-pieds dans le givre, tu prieras pour que toutes mes veines se rallument encore. Tu pourras dire que je t'aime, que je t'aime à mort. À mort.
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23 novembre 2010
Tu seras pas née de la dernière neige
Y'a des indices qui ne mentent pas.D'abord, c'est la grosse neige qui tombe, vite remplacée par de la pluie glacée, et la gibelotte de slush au sol qui salit tout. T'as troqué son manteau de semi-printemps pour celui d'hiver, et ça te rappelle à quel point c'est agréable de ne pas avoir froid. Tu te mets à trop penser, les idées qui novembrent dans ta tête, mais la tuque s'occupe de tout contenir pour que tu restes en un seul morceau. Le Père Noël arrive au centre d'achats. Au loin, une silhouette maladroite perd pied. Ta vie est une suite de post-it qui s'accumulent sur ton bureau à côté de tes cahiers. Tu n'entends pas les cris d'enfants qui célèbrent la neige collante, même si leur suit d'hiver se noie jusqu'aux os. Tu écoutes ton iPod trop fort en te foutant de tes tympans ou de tout ce qui n'est pas ton émotion du moment.
Y'a des indices qui ne mentent pas. C'est ton anniversaire qui approche, et il est toujours précédé d'un étrange cortège.
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1 novembre 2010
La vraie histoire
Je t'ai menti.
Tu as lu mon dernier post en soupirant un ''Oooonnnn! Pourquoi ça m'arrive jamais à moi, ça?''? Bin crains pas. Parce que voici la vraie de vraie histoire...
Je suis au IGA (un hot chicken pas de sauce à hot chicken, c'est comme pas pareil). À la sortie, comme d'habitude, j'agite ma main au-dessus de ma tête pour que le lecteur optique qui ordonne à la porte d'ouvrir fasse sa job (c'est nain-proof, ce truc).
Gars dans la fin-quarantaine qui me suit, look de BS pis odeur nauséabonde, visage vicieux écœurant, voix désagréable - Ouin t'es vraiment trop p'tite pour la porte, toué!
Petite moi, bête comme mes pieds - Ça a l'air. (gros cave)
Je sors finalement, j'entreprends de traverser la rue et il me dépasse sur son vélo, chambranlant de l'alcool qui coulait sûrement dans ses veines.
Même gars laid - En-té-ka, toué t'es p'tite, mais t'es assez belle pour moué pareil!
Oui, il a dit ça. Allez. Partage-le avec moi, le frisson d'horreur.
J'imagine que je dois être trop souriante : j'attire tous les laids attardés failles du système vers moi. Encore tout à l'heure, en attendant l'autobus, y'a un weirdo qui est venu me voir pour me parler d'un centre pour femmes blabla pis qu'y voulait nous aider machin et de ne pas hésiter pour l'appeler. Il tendait des cartes où des coordonnées étaient écrites au stylo... On était au moins 20 à l'arrêt, mais c'est quand même moi qui a gaspillé 5 bonnes minutes pour enfin se débarrasser de l'étrange homme. Merci à mon ipod.
Mais franchement là, des fois là...
C'est lourd.
C'est pour ça que j'écris de la fiction : y'a trop de lourd dans la vraie vie.
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Tu as lu mon dernier post en soupirant un ''Oooonnnn! Pourquoi ça m'arrive jamais à moi, ça?''? Bin crains pas. Parce que voici la vraie de vraie histoire...
Je suis au IGA (un hot chicken pas de sauce à hot chicken, c'est comme pas pareil). À la sortie, comme d'habitude, j'agite ma main au-dessus de ma tête pour que le lecteur optique qui ordonne à la porte d'ouvrir fasse sa job (c'est nain-proof, ce truc).
Gars dans la fin-quarantaine qui me suit, look de BS pis odeur nauséabonde, visage vicieux écœurant, voix désagréable - Ouin t'es vraiment trop p'tite pour la porte, toué!
Petite moi, bête comme mes pieds - Ça a l'air. (gros cave)
Je sors finalement, j'entreprends de traverser la rue et il me dépasse sur son vélo, chambranlant de l'alcool qui coulait sûrement dans ses veines.
Même gars laid - En-té-ka, toué t'es p'tite, mais t'es assez belle pour moué pareil!
Oui, il a dit ça. Allez. Partage-le avec moi, le frisson d'horreur.
J'imagine que je dois être trop souriante : j'attire tous les laids attardés failles du système vers moi. Encore tout à l'heure, en attendant l'autobus, y'a un weirdo qui est venu me voir pour me parler d'un centre pour femmes blabla pis qu'y voulait nous aider machin et de ne pas hésiter pour l'appeler. Il tendait des cartes où des coordonnées étaient écrites au stylo... On était au moins 20 à l'arrêt, mais c'est quand même moi qui a gaspillé 5 bonnes minutes pour enfin se débarrasser de l'étrange homme. Merci à mon ipod.
Mais franchement là, des fois là...
C'est lourd.
C'est pour ça que j'écris de la fiction : y'a trop de lourd dans la vraie vie.
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15 octobre 2010
Céline
Est-ce que ça vous est déjà arrivé de très bien entendre la musique qu'écoute votre voisin dans l'autobus parce que le son de son iPod (ou bin de son walkman sony jaune sport) est trop fort?
Personnellement, ça met ma switch ''jugement'' à on. La dernière fois que ça m'est arrivé, disons que j'avais bien rigolé en regardant un mastodonte au look métal écouter une toune des Cranberries. Et le fait d'autant remarquer la chose me rend peut-être un peu parano.
D'abord, sachez que j'ai fait des tests de son chez moi lorsque j'ai eu mes nouveaux écouteurs afin de déterminer le volume maximal auquel je pouvais écouter ma musique sans que la personne à côté de moi l'entende. Je connais donc la limite. Parfois, je pousse la limite un peu plus loin par amour profond pour une chanson, je l'avoue, mais comme ladite limite est assez élevée (et par respect pour mes tympans), je reste normalement en-dessous.
Maintenant, parlons de ce matin.
Ce matin, c'était nuageux et il ventait à tout rompre, un vrai automne méchant qui vide les arbres de leurs dernières feuilles de façon assez efficace merci et qui met au défi tout bon fixatif de tenir mon chignon en place (fail, d'ailleurs). Mon random de iPod, qui a souvent un bon sens de l'humour, m'a cette fois sorti une chanson totalement de circonstance, une chanson qui déplace autant de passions que le vent d'octobre : It's All Coming Back To Me Now de Céline Dion.
But you were history with the slamming of the door! (tonnerre)
Soyons clairs :
1- Oui, j'ai du Céline Dion sur mon iPod.
2- Oui, j'aime quelques chansons de Céline Dion.
3- Je me fous pas mal de ''take a kayak''.
Mais quand même, j'avoue ici que je suis soucieuse de mon image et que je n'ose pas affirmer haut et fort dans une 800 bondée que j'écoute Céline avec passion et dévotion à 8 heures du matin. Parce que si j'ai pu me permettre de juger un gars qui écoutait du Cranberries, imaginez comment tout le monde pourrait se permettre de me juger moi avec mon Céline...
J'attends donc l'autobus dans le vent, le son bien fort. Lorsque j'y entre, je m'assure que le son soit à une force raisonnable et je jette de fréquents coups d'œil à mes voisins pour être certaine de ne déceler aucun sourire ironique sur le bord d'une lèvre. Rien.
Génial.
Une seule écoute, et ensuite je change de chanson.
Ok, une deuxième écoute, et ensuite je change de chanson.
(...)
Bin je l'ai écoutée tout le long. Toute la demi-heure fût Célinisée dans mes oreilles. Et même ma marche dans les couloirs sous-terrains de l'université, oui oui.
But when you touch me like this! (boudoudoum!)
And you hold me like that! (tiketi!)
J'y peux rien, c'est trop bon, cette chanson-là! C'est tellement glorieux là, le piano, le waaamm de la guit électrique qui apparaît par magie au bon moment, le chœur, les percussions pis les castagnettes, même le clip avec le fantôme pis un manoir pis des miroirs douteux qui défilent des souvenirs mal découpés sur les contours : c'est tout simplement la glorification de la gloire, c'te toune-là!! foo-oo-oo-reeeeever
J'AIME CÉLINE DION!
J'ai fini. Vous pouvez me juger. Et si en prime vous me croiser dans l'autobus, vous pourrez esquisser un petit sourire ironique. Je comprendrai que vous savez.
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Personnellement, ça met ma switch ''jugement'' à on. La dernière fois que ça m'est arrivé, disons que j'avais bien rigolé en regardant un mastodonte au look métal écouter une toune des Cranberries. Et le fait d'autant remarquer la chose me rend peut-être un peu parano.
D'abord, sachez que j'ai fait des tests de son chez moi lorsque j'ai eu mes nouveaux écouteurs afin de déterminer le volume maximal auquel je pouvais écouter ma musique sans que la personne à côté de moi l'entende. Je connais donc la limite. Parfois, je pousse la limite un peu plus loin par amour profond pour une chanson, je l'avoue, mais comme ladite limite est assez élevée (et par respect pour mes tympans), je reste normalement en-dessous.
Maintenant, parlons de ce matin.
Ce matin, c'était nuageux et il ventait à tout rompre, un vrai automne méchant qui vide les arbres de leurs dernières feuilles de façon assez efficace merci et qui met au défi tout bon fixatif de tenir mon chignon en place (fail, d'ailleurs). Mon random de iPod, qui a souvent un bon sens de l'humour, m'a cette fois sorti une chanson totalement de circonstance, une chanson qui déplace autant de passions que le vent d'octobre : It's All Coming Back To Me Now de Céline Dion.
But you were history with the slamming of the door! (tonnerre)
Soyons clairs :
1- Oui, j'ai du Céline Dion sur mon iPod.
2- Oui, j'aime quelques chansons de Céline Dion.
3- Je me fous pas mal de ''take a kayak''.
Mais quand même, j'avoue ici que je suis soucieuse de mon image et que je n'ose pas affirmer haut et fort dans une 800 bondée que j'écoute Céline avec passion et dévotion à 8 heures du matin. Parce que si j'ai pu me permettre de juger un gars qui écoutait du Cranberries, imaginez comment tout le monde pourrait se permettre de me juger moi avec mon Céline...
J'attends donc l'autobus dans le vent, le son bien fort. Lorsque j'y entre, je m'assure que le son soit à une force raisonnable et je jette de fréquents coups d'œil à mes voisins pour être certaine de ne déceler aucun sourire ironique sur le bord d'une lèvre. Rien.
Génial.
Une seule écoute, et ensuite je change de chanson.
Ok, une deuxième écoute, et ensuite je change de chanson.
(...)
Bin je l'ai écoutée tout le long. Toute la demi-heure fût Célinisée dans mes oreilles. Et même ma marche dans les couloirs sous-terrains de l'université, oui oui.
But when you touch me like this! (boudoudoum!)
And you hold me like that! (tiketi!)
J'y peux rien, c'est trop bon, cette chanson-là! C'est tellement glorieux là, le piano, le waaamm de la guit électrique qui apparaît par magie au bon moment, le chœur, les percussions pis les castagnettes, même le clip avec le fantôme pis un manoir pis des miroirs douteux qui défilent des souvenirs mal découpés sur les contours : c'est tout simplement la glorification de la gloire, c'te toune-là!! foo-oo-oo-reeeeever
J'AIME CÉLINE DION!
J'ai fini. Vous pouvez me juger. Et si en prime vous me croiser dans l'autobus, vous pourrez esquisser un petit sourire ironique. Je comprendrai que vous savez.
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