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2 mars 2014

Mars, cette garce (ou faire un titre qui rime parce que ça sonne beau)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée : merci, Lapine! **

J’ai une relation amour-haine avec mars.

Des fois, mars, c’est vraiment hot. Tes voisins yolo ouvrent leur piscine pour deux semaines (pour vrai), tu mets tes Converse et tu marches jusqu’au Dairy Queen pour ton premier Blizzard de l’année, en changeant de trottoir pour éviter les quelques plaques de glace qui ont survécu au soleil. (Mais vu que t'es pas super originale, tu te décourages vite du line-up de 2 h et tu te rabats sur un Drumstick au dépanneur.)

Des  fois, mars, c’est vraiment poche. Des fois (souvent), mars, c’est ça :

Tes mini-shorts achetés en février te dévisagent, l’air de dire « c’est quoi là, tu nous voulais super gros pis maintenant que tu nous as, tu nous tiens pour acquises et tu nous touches plus? »  Tu scrappes de sel tes nouveaux souliers portés prématurément parce que t’en pouvais juste plus de tes bottes trop lourdes.

(Ma vie tourne beaucoup autour de mon garde-robe; c’est totalement assumé.)

Bref, mars, c’est juste une petite garce qui nous fait croire que parce que le soleil se couche plus tard, il va être plus chaud.

C’est faux.

Mars, c’est 2/3 d’hiver, 1/3 de printemps. 

Dans un autre ordre d’idées, totalement : parlant de mars, quelqu’un peut me dire à quel moment les barres Mars au chocolat blanc ont disparu, pourquoi, et surtout, pour quelle raison personne ne m’a avisée à l’avance?


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12 janvier 2014

Arrêter de rentrer son ventre

Ce qui est l'fun en janvier, si on enlève le froid, le manque de soleil, la déprime collective, le char qui part pas, les bottes cernées de sel, le retour en classe ou au travail et tous les petits irritants janvieux, c'est qu'en janvier, le temps des Fêtes est fini. En gros, ça veut enfin dire que pu personne est obligé d'être heureux au max parce que c'est un temps de réjouissance et blabla.

On peut être "normal" et avoir des fluctuations d'humeur, en paix. Virgule désirée.

Les journaux et les revues cessent de vouloir nous apprendre à matcher notre dinde avec notre décor et à choisir le meilleur cidre de chez nous pour recevoir une parenté pas toujours désirée. Tu peux t'acheter du savon à main sucré dans un magasin surspécialisé sans te faire offrir un cadeau d'hôtesse à seulement 8 $. En plus, la plupart des gens sont cassés, alors personne ne t'achale pour aller à un 5@7 pseudo-fancy dans une place qui essaie d'avoir de la classe mais qui est juste cheap pis située sur une artère en vogue : t'as le droit de répondre que t'es serré ces temps-ci et c'est accepté. Personne t'ostine. Jamais. Jouer à Candy Crush en paix un vendredi soir habillée en mou devient soudainement une activité pertinente et socialement encouragée.

Respirez-vous mieux?

C'est comme quand tu reviens d'une journée passée à la plage : t'es tellement contente d'arrêter de rentrer ton ventre pour cacher tes bourrelets que tu fais presque exprès pour faire sortir ton gras par-dessus ta ceinture.


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22 février 2011

Même si le froid

Même si en sortant dehors il fait moins vingt pis sûrement pire avec le facteur marde, que les poils de mon nez se font stalactites, que je croise des cagoulés aux airs de voleur dans les rues arctiques pis que j'oublie l'existence de mes phalanges, ça va.

Le soleil est là. De bonne heure, haut dans le ciel, content de lui-même, pis du Beirut dans mes oreilles, une nuit de sommeil réparateur, les fonctionneux qui marchent vite vite pour arriver à temps dans leur cube de paravents, pis moi j'm'en fous, j'suis pas pressée.

C'est prometteur, on dirait. Ça donne envie d'un bon café.


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31 janvier 2011

< Ton sacre préféré ici >

Attendre l'autobus.
Ne plus sentir ses orteils.
Penser aux gars dans Alive.
Se demander ce que ça goûte, des fesses humaines.
Regarder l'horizon.
Ne pas voir d'autobus.
Ne plus sentir ses pieds ni ses doigts.
Avoir peur pour sa vie.
Regarder l'horizon.
Penser faire du pouce.
Ne plus sentir son pouce ni sa main, ni ses cuisses.
Avoir envie de pleurer.
Regarder les pas-d'horaires sur le criss d'abribus pas efficace.
Avoir encore plus le goût de pleurer.
Envier les gens au chaud dans leur voiture qui s'arrêtent à la lumière.
Tomber dans la lune pendant 15 minutes, trop gelée.
Halluciner.
Se rendre compte que ça fait 20 minutes qu'on attend.
Ne plus sentir ses jambes ni son visage.
Grelotter tellement que le coeur saute un ou deux battements.
Avoir peur de mourir pour vrai.
Détester Neufchâtel. Et l'univers en entier, tant qu'à faire.


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18 décembre 2010

À l'infini(tif)

Sortir en pyjama.
Rentrer.
Mettre un manteau et une tuque.
Ressortir.
Marcher des heures.
Briser ses tympans.
Espionner les gens.
Croiser un ami.
Engourdir son foie.
Juste une fois.
Brûler ses cellules.
Marcher un peu plus.
Multiplier les amis.
Rire.
Parler aux gens sans le faire.
Être avec eux sans les écouter.
S'en sortir.
Regarder sa montre.
En prendre une autre.
Oublier le temps.
Être dans une place inconnue.
Ne pas se poser de questions.
Espionner les gens.
Disparaître.
Oublier de dormir.
Prendre une douche.
Recommencer.

S'étourdir.


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17 novembre 2010

Non

J'écoute ça.

Il pleut dégueux, il vente atroce; il novembre des chats et des chiens.

De mon manteau ou de mon parapluie, je pense que c'est ma rage qui me protège le plus de la mouille. La mouille qui frise mes cheveux plats et fait couler mon mascara. La chair de poule sur le seul bout de poignet qui dépasse. La frustration de 30 lbs dans mon sac trop lourd. Ma montre qui rit de ma gueule.

Les sacres abondants.

Pis le chauffeur d'autobus, arrêté à la lumière rouge 2 mètres plus loin que mon arrêt, qui refuse de m'ouvrir la porte. Il fait sa maudite face de ''hep, non, peut pas, lumière, pas arrêt'' comme si la police des transport en commun était cachée derrière lui, prête à le tuer en cas de désobéissance au règlement. Vert. Il repart en passant dans la flaque pour être certain de vraiment me faire chier.


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