Il y a déjà belle lurette que je n'avais eu à m'installer pour faire un travail universitaire "digne de ce nom" (tousse), ou du moins, à me flageller pour ouvrir mon ordinateur à des fins autres que perdre mon temps sur facebookpinterestcandycrushlapressealdoshoes ou que planifier un cours.
Samedi matin, à deux jours de la date de remise (quand même, j'suis à mon affaire! ok non c'est juste que demain, j'aurai ma correction et ma planif à faire, gnnnnaaaaaaa), aucune motivation. On va déjeuner au resto, on passe chez Emaüs pour rien, on va niaiser dans les magasins, on achète trop de cossins, on revient un peu tard, il est fini, le matin.
Samedi midi. Faut quand même que je dîne là...
Samedi un peu passé midi. Petite game de Candy Crush. Deuxième game de Candy Crush. Ok, je joue jusqu'à ce que je manque de vies.
Samedi, 13 h 40. Changement de pièce dans l'appartement et installation physique pour travailler. Choix de musique, préparation d'une boisson de survie latte, tite couverte sur la chaise de bois, éclairage adéquat, livres à portée de main. Je suis la reine du monde.
Samedi, 14 h. J'ai mis la bonne police de caractères pis j'ai reformulé les consignes du travail. J'ai fait ma page de présentation et mes styles pour que ma table des matières marche bien à la fin. J'ai écrit les titres "introduction" et "conclusion". Je suis une secrétaire avec un beau contenant pas de contenu.
Samedi, 14 h 5. Je m'autorise une pause pour bloguer, et Chaton se couche sur mes cahiers.
...
Ça ne me manquait pas, "les plus belles années de ma vie".
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Fantasmes éhontés d'une fille qui, dans la vraie vie, n'a pas de vie
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8 février 2014
22 février 2011
Même si le froid
Même si en sortant dehors il fait moins vingt pis sûrement pire avec le facteur marde, que les poils de mon nez se font stalactites, que je croise des cagoulés aux airs de voleur dans les rues arctiques pis que j'oublie l'existence de mes phalanges, ça va.
Le soleil est là. De bonne heure, haut dans le ciel, content de lui-même, pis du Beirut dans mes oreilles, une nuit de sommeil réparateur, les fonctionneux qui marchent vite vite pour arriver à temps dans leur cube de paravents, pis moi j'm'en fous, j'suis pas pressée.
C'est prometteur, on dirait. Ça donne envie d'un bon café.
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Le soleil est là. De bonne heure, haut dans le ciel, content de lui-même, pis du Beirut dans mes oreilles, une nuit de sommeil réparateur, les fonctionneux qui marchent vite vite pour arriver à temps dans leur cube de paravents, pis moi j'm'en fous, j'suis pas pressée.
C'est prometteur, on dirait. Ça donne envie d'un bon café.
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12 septembre 2010
Hésitation
Toutes celles (oui, je m'exprime bel et bien au féminin) qui croyaient que ce message traiterait de Twilight peuvent fermer la fenêtre dès maintenant. Parce que non. Juste... non.J'hésite.
J'hésite parce que recommence la valse entre l'école, la bibliothèque et les cafés. Surtout les cafés. Et que là, assise au troisième étage, vue sur la rue mouvementée, ouïe sur la salle bombée et feutrée, goût sur un velouté et toucher sur les feuilles de ce recueil volumineux que je dois gober, je me sens bien. Très bien. En fait, je pourrais être n'importe où, mais j'ai l'impression de vraiment être ici, de faire partie de quelque chose, d'habiter la ville, de goûter à son essence.
Je suis un morceau du casse-tête.
Alors voilà : est-ce qu'avoir le sentiment d'habiter une ville réellement passe par la fréquentation régulière de ses cafés ou si les dits cafés, si semblables d'un lieu à l'autre, ne sont pas plutôt un repère interurbain, un toutou qu'on traîne avec soi un peu partout? Tsé, un moment et un lieu où l'on se dit ''je suis loin, mais c'est comme à la maison''.
J'hésite.
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