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10 mai 2014

Mai-nage (poussière et fausse motivation)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée : merci Marilou! **

Mai, c’est la ligne du thermomètre qui remonte tranquillement au-dessus du zéro, jamais assez vite à notre goût. C’est la supposée saison de l’amour qui commence (pourquoi on ne fête pas la Saint-Valentin en mai, alors?). C’est le temps où on se réveille et qu’on se rend compte qu’on a été trop lâche pendant la saison froide pour s’occuper de notre chez-soi encrassé.

On tombe sur la circulaire de Wal-Mart-Target-Jean-Coutu qui annonce une « méga vente » de produits ménagers et on se dit « Ouin ». On décide de simplement passer le balai ou de passer au crible chaque petit recoin.

Pour ma part, ça se limite à la garde-robe. Tsé, il faut bien faire de la place pour les nouveaux morceaux qui nous narguent depuis déjà quelques semaines dans les centres commerciaux, alors même qu’on portait encore nos manteaux North Face, nos bottes Sorel et la énième paire de mitaines achetée cet hiver (parce que tout le monde le sait bien, des mitaines, c’est juste fait pour les perdre). Mais se départir de ses vêtements, c’est plus difficile qu’on le pense.

Quand on était jeune, c’était simple. Chaque année, on éliminait ce qui était devenu trop petit. Pas besoin de se poser la question. Avant, c’était simple. Avant, c’était mieux.

Un coup adultes, à moins d’avoir négligé le sport dans les derniers mois, nos vêtements nous font toujours. Toujours. Alors, comment jeter le chandail tout motonné qui nous a suivi en Europe? Ou pourquoi se débarrasser de cette blouse? Parce qu’elle n’a pas été portée depuis trois ans? Quatre? …pis?

QUI SAIT QUAND J’AURAI BESOIN D’UNE BLOUSE FUCHSIA!

Bref, après avoir trié méticuleusement chaque morceau pendant des heures, j’ai tout remis dans le placard.

Mai, c’est le temps où on se réveille pas tant que ça.


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2 mars 2014

Mars, cette garce (ou faire un titre qui rime parce que ça sonne beau)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée : merci, Lapine! **

J’ai une relation amour-haine avec mars.

Des fois, mars, c’est vraiment hot. Tes voisins yolo ouvrent leur piscine pour deux semaines (pour vrai), tu mets tes Converse et tu marches jusqu’au Dairy Queen pour ton premier Blizzard de l’année, en changeant de trottoir pour éviter les quelques plaques de glace qui ont survécu au soleil. (Mais vu que t'es pas super originale, tu te décourages vite du line-up de 2 h et tu te rabats sur un Drumstick au dépanneur.)

Des  fois, mars, c’est vraiment poche. Des fois (souvent), mars, c’est ça :

Tes mini-shorts achetés en février te dévisagent, l’air de dire « c’est quoi là, tu nous voulais super gros pis maintenant que tu nous as, tu nous tiens pour acquises et tu nous touches plus? »  Tu scrappes de sel tes nouveaux souliers portés prématurément parce que t’en pouvais juste plus de tes bottes trop lourdes.

(Ma vie tourne beaucoup autour de mon garde-robe; c’est totalement assumé.)

Bref, mars, c’est juste une petite garce qui nous fait croire que parce que le soleil se couche plus tard, il va être plus chaud.

C’est faux.

Mars, c’est 2/3 d’hiver, 1/3 de printemps. 

Dans un autre ordre d’idées, totalement : parlant de mars, quelqu’un peut me dire à quel moment les barres Mars au chocolat blanc ont disparu, pourquoi, et surtout, pour quelle raison personne ne m’a avisée à l’avance?


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