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2 mars 2014

Mars, cette garce (ou faire un titre qui rime parce que ça sonne beau)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée : merci, Lapine! **

J’ai une relation amour-haine avec mars.

Des fois, mars, c’est vraiment hot. Tes voisins yolo ouvrent leur piscine pour deux semaines (pour vrai), tu mets tes Converse et tu marches jusqu’au Dairy Queen pour ton premier Blizzard de l’année, en changeant de trottoir pour éviter les quelques plaques de glace qui ont survécu au soleil. (Mais vu que t'es pas super originale, tu te décourages vite du line-up de 2 h et tu te rabats sur un Drumstick au dépanneur.)

Des  fois, mars, c’est vraiment poche. Des fois (souvent), mars, c’est ça :

Tes mini-shorts achetés en février te dévisagent, l’air de dire « c’est quoi là, tu nous voulais super gros pis maintenant que tu nous as, tu nous tiens pour acquises et tu nous touches plus? »  Tu scrappes de sel tes nouveaux souliers portés prématurément parce que t’en pouvais juste plus de tes bottes trop lourdes.

(Ma vie tourne beaucoup autour de mon garde-robe; c’est totalement assumé.)

Bref, mars, c’est juste une petite garce qui nous fait croire que parce que le soleil se couche plus tard, il va être plus chaud.

C’est faux.

Mars, c’est 2/3 d’hiver, 1/3 de printemps. 

Dans un autre ordre d’idées, totalement : parlant de mars, quelqu’un peut me dire à quel moment les barres Mars au chocolat blanc ont disparu, pourquoi, et surtout, pour quelle raison personne ne m’a avisée à l’avance?


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13 avril 2012

Printemps

Quand y se met à faire beau, rien de plus jouissant que d'aller prendre une marche sur la 3e Avenue (j'exagère à peine).

Je tourne le coin de ma rue et y'a un fumeur quelques mètres devant moi, aussi heureux que moi de profiter du printemps avec sa boucane. Je ralentis donc le pas un brin, juste pour dire que j'respirerai pas ce qu'il expire, et je continue ma marche : boum, y s'arrête et fouille dans son sac. Alors moi, quelques mètres plus loin, je m'arrête aussi et j'attends : j'veux pas être dans sa boucane, que j'ai dit.

Il repart, good, je marche, c'est la joie. Bin non : deux coins de rue plus loin, il rattache son lacet. HEILLE. J'arrête encore, j'marche pas assez vite pour juste le dépasser et poursuivre ma route, j'veux pas me retrouver dans sa boucane (je vous l'ai dit?), j'arrête, j'attends, j'ai l'air de le suivre, ma joie descend un peu, j'calcule que j'l'aurais presque dépassé, j'me décide à le faire...

BON, il repart. Pis pitche sa cigarette par terre sans l'éteindre, ce qui fait qu'elle est encore bien fumante et puante quand je passe à côté d'elle.

Sérieux, les fumeurs, j'vous aime bien en tant que personnes, mais j'aime pas vous suivre dans la rue. Ni m'asseoir à côté de vous dans l'autobus. Ni pogner votre lift sur Amigo. Ni vous traverser pour entrer à l'école. Ni vous entendre tousser gras.

Mais prenez-le pas personnel.


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17 mars 2011

Les oiseaux du printemps

Les pingouins!

Mine de rien, ils entrent dans l'autobus en fin d'après-midi; elle transporte le sac de la SAQ. C'est bondé, alors ils s'accrochent au même poteau. Elle perd l'équilibre, mais il la rattrape en riant et lui pose un bisou sur le front. Laurie et Laurent s'aiment autant à 16 heures qu'à 8 heures.

Je suis béate.

J'ai eu envie de leur parler et de leur dire qu'ils m'impressionnent, que je les jalouse presque, que j'ai écrit un billet sur eux dans mon blog, que j'ai ajouté une image du logo de Linux, que sept personnes ont aimé sur Facebook, que j'ai fait semblant qu'ils avaient presque le même nom. J'ai failli leur demander leur vrai nom, juste pour le savoir, leur dire le mien, les questionner sur les circonstances de leur rencontre (c'était-tu sur WoW?), leur demander ça fait combien de temps, leur demander s'ils sourient toujours autant ou si j'ai pogné les cinq seules fois de leur existence où ils se sentaient joyeux.

J'aurais dû leur dire que juste à se tenir là, sur le même poteau d'autobus, ils me donnent espoir en l'amour, ils me réconcilient avec le concept du couple.


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26 janvier 2011

Petits moments de miam

Miam 1

C'est le printemps et il fait gros soleil. Quand je sors dehors, l'air est encore trop frais pour que je puisse y croire vraiment, mais si je reste en dedans, sous les rayons qui entrent par l'immense fenêtre du salon pour aller flatter ma peau, la jaquette bien ouverte en tente par-dessus le calorifère qui se trouve à être justement sous la fenêtre, si je fais ça, j'y crois. Pis je m'installe sur le divan avec ma doudou pour lire un Club des Baby-Sitters. Mom écoute l'album D'Eux en faisant du ménage.

Miam 2

C'est l'été pour vrai. Je me fais garder par matante Taloup, j'ai pas 4 ans, et on va jouer au parc de la Pointe Merry. Il y a encore l'énorme glissade verte en métal pis on met du sable dessus pour que ça glisse plus vite. On mange peut-être même du McDo en nourissant les mouettes pour souper.

Miam 3

C'est l'automne et on se garde une demi-heure en revenant de l'école ma soeur et moi. Sur ces 30 minutes, on en passe à peu près 15 à s'obstiner au téléphone avec mom (C'est elle qui veut jamais m'écouter! - Non, c'est même pas vrai!) et les 15 autres sont dédiées à refaire nos provisions : des oreos sous l'oreiller, 3-4 vitamines flinstones directement dans notre bouche, quelques tranches de fromage orange... Sans oublier d'aller jeter la moitié de sandwich qu'on n'avait pas mangé sur l'heure du dîner dans l'atelier de papa, en la cachant bien sous les autres débris pour ne pas se faire chicaner. Pourquoi on n'a jamais pensé la jeter à l'école, simplement?

Miam 4

C'est l'hiver et il a trop neigé. Mon père est sûrement fru de devoir pelleter, mais ça nous arrange ma soeur et moi parce qu'on peut se pitcher dans sa grosse pelle, sur le tas de neige, pour qu'il nous traîne toute la longueur de la cour et nous droppe en haut de la bute de neige. Parce que c'est drôle. Les petites lumières bleues dans le lilas en face de la maison nous éclairent, on dirait presque un parc d'attraction. Le lendemain, papa a mal dans le dos et nos mitaines sont sèches sur le calorifère.


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