Se lever avant le soleil.
Je n'avais pas réalisé hier soir en programmant mon cadran qu'il sonnerait alors qu'il fait encore noir. Deux petites secondes de Kanye West me convainquent d'éteindre la chose et d'enfiler mes jeans. Ce matin, je déjeune avec mon ami avant qu'il parte travailler. Treize bobépines et un grand verre d'eau plus tard, j'attends Dru sur le bord de la rue avec pour seuls compagnons les chats qui finissent leur quart.
Habiter dans un quartier de chats.
Chercher la graphie de Kanye West sur Google.
Le matin, on dirait que mes idées sont plus claires, que ma créativité s'effervesce la vie. On jase de tout, Dru et moi, genre de ses deux dates et du fait qu'une des deux va bientôt prendre le bord pour cause de l'autre-est-comme-plus-intéressante, puis on parle déco de son nouvel appart et projets de photos à l'aurore. Évidemment, je culpabilise de manger un shitload de bacon au Buffet de l'Antiquaire alors que je chiale depuis une semaine que j'ai engraissé de 10 lbs en 4 mois, donc je décide de marcher pour rentrer chez moi en me disant que, caloriquement parlant, ça compense.
Vivre dans le déni.
Le vent est frais, on sent vraiment que l'automne s'en vient, y'a même quelques arbres qui s'essaient à rougeoyer. Je marche d'un bon pas en souriant aux autres marcheurs; je fais soudainement partie d'une communauté de lève-tôt énergiques même si j'ai pas ma carte de membre. Je ferme mes yeux en m'arrêtant quelques secondes près de la rivière, d'où une brume s'échappe pour venir lécher mon visage.
Se rappeler que les cours d'eau sont pleins de coliformes fécaux.
C'est con comme mon iPod à tue-tête installe un calme dans mon esprit, s'impose comme un mur de briques entre moi et les bruits de la ville. Mes pas martèlent du vieux Arctic Monkeys alors que je me fais la réflexion que ma marche en nature est presque souillée par toute cette musique, comme si je regardais un Monet sur un fond de happy hardcore.
Namedropper des trucs passés de mode.
S'autoriser une grande flexibilité lexicale et songer que c'est peut-être un aspect marquant de la littérature actuelle.
Se prendre pour une auteure.
Se prendre pour une autre.
C'est vrai que le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Mes idées sont plus claires, ma créativité s'effervesce la vie, j'ai l'impression de faire partie de la planète. Je prends conscience de la chance que j'ai de voir le soleil se lever, d'entendre la ville se réveiller, d'être témoin d'un monde qui fonctionne très bien sans moi mais auquel, finalement, j'appartiens.
Constater que je suis vraiment influencée par les 10 minutes d'entrevue avec Marie Laberge prises au vol à l'émission de Sonia Benezra l'autre soir.
Bon, ok : je l'aime, Marie Laberge.
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Fantasmes éhontés d'une fille qui, dans la vraie vie, n'a pas de vie
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7 septembre 2011
18 août 2011
Lapsus
Je parle du mariage d'un ami d'un ami.
ValGod - Y'avait genre huit demoiselles d'horreur habillées en rose fluo!
Han-han.
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L'automne arrive. Je vais dormir un brin, décompresser, faire du ménage, regarder Tornade, être contente qu'y fasse frais et me remettre à écrire un peu plus. Promis. Des histoires là, pas juste des ''entendu à''.
Et je vais enseigner :)
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ValGod - Y'avait genre huit demoiselles d'horreur habillées en rose fluo!
Han-han.
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L'automne arrive. Je vais dormir un brin, décompresser, faire du ménage, regarder Tornade, être contente qu'y fasse frais et me remettre à écrire un peu plus. Promis. Des histoires là, pas juste des ''entendu à''.
Et je vais enseigner :)
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26 janvier 2011
Petits moments de miam
Miam 1
C'est le printemps et il fait gros soleil. Quand je sors dehors, l'air est encore trop frais pour que je puisse y croire vraiment, mais si je reste en dedans, sous les rayons qui entrent par l'immense fenêtre du salon pour aller flatter ma peau, la jaquette bien ouverte en tente par-dessus le calorifère qui se trouve à être justement sous la fenêtre, si je fais ça, j'y crois. Pis je m'installe sur le divan avec ma doudou pour lire un Club des Baby-Sitters. Mom écoute l'album D'Eux en faisant du ménage.
Miam 2
C'est l'été pour vrai. Je me fais garder par matante Taloup, j'ai pas 4 ans, et on va jouer au parc de la Pointe Merry. Il y a encore l'énorme glissade verte en métal pis on met du sable dessus pour que ça glisse plus vite. On mange peut-être même du McDo en nourissant les mouettes pour souper.
Miam 3
C'est l'automne et on se garde une demi-heure en revenant de l'école ma soeur et moi. Sur ces 30 minutes, on en passe à peu près 15 à s'obstiner au téléphone avec mom (C'est elle qui veut jamais m'écouter! - Non, c'est même pas vrai!) et les 15 autres sont dédiées à refaire nos provisions : des oreos sous l'oreiller, 3-4 vitamines flinstones directement dans notre bouche, quelques tranches de fromage orange... Sans oublier d'aller jeter la moitié de sandwich qu'on n'avait pas mangé sur l'heure du dîner dans l'atelier de papa, en la cachant bien sous les autres débris pour ne pas se faire chicaner. Pourquoi on n'a jamais pensé la jeter à l'école, simplement?
Miam 4
C'est l'hiver et il a trop neigé. Mon père est sûrement fru de devoir pelleter, mais ça nous arrange ma soeur et moi parce qu'on peut se pitcher dans sa grosse pelle, sur le tas de neige, pour qu'il nous traîne toute la longueur de la cour et nous droppe en haut de la bute de neige. Parce que c'est drôle. Les petites lumières bleues dans le lilas en face de la maison nous éclairent, on dirait presque un parc d'attraction. Le lendemain, papa a mal dans le dos et nos mitaines sont sèches sur le calorifère.
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C'est le printemps et il fait gros soleil. Quand je sors dehors, l'air est encore trop frais pour que je puisse y croire vraiment, mais si je reste en dedans, sous les rayons qui entrent par l'immense fenêtre du salon pour aller flatter ma peau, la jaquette bien ouverte en tente par-dessus le calorifère qui se trouve à être justement sous la fenêtre, si je fais ça, j'y crois. Pis je m'installe sur le divan avec ma doudou pour lire un Club des Baby-Sitters. Mom écoute l'album D'Eux en faisant du ménage.
Miam 2
C'est l'été pour vrai. Je me fais garder par matante Taloup, j'ai pas 4 ans, et on va jouer au parc de la Pointe Merry. Il y a encore l'énorme glissade verte en métal pis on met du sable dessus pour que ça glisse plus vite. On mange peut-être même du McDo en nourissant les mouettes pour souper.
Miam 3
C'est l'automne et on se garde une demi-heure en revenant de l'école ma soeur et moi. Sur ces 30 minutes, on en passe à peu près 15 à s'obstiner au téléphone avec mom (C'est elle qui veut jamais m'écouter! - Non, c'est même pas vrai!) et les 15 autres sont dédiées à refaire nos provisions : des oreos sous l'oreiller, 3-4 vitamines flinstones directement dans notre bouche, quelques tranches de fromage orange... Sans oublier d'aller jeter la moitié de sandwich qu'on n'avait pas mangé sur l'heure du dîner dans l'atelier de papa, en la cachant bien sous les autres débris pour ne pas se faire chicaner. Pourquoi on n'a jamais pensé la jeter à l'école, simplement?
Miam 4
C'est l'hiver et il a trop neigé. Mon père est sûrement fru de devoir pelleter, mais ça nous arrange ma soeur et moi parce qu'on peut se pitcher dans sa grosse pelle, sur le tas de neige, pour qu'il nous traîne toute la longueur de la cour et nous droppe en haut de la bute de neige. Parce que c'est drôle. Les petites lumières bleues dans le lilas en face de la maison nous éclairent, on dirait presque un parc d'attraction. Le lendemain, papa a mal dans le dos et nos mitaines sont sèches sur le calorifère.
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