1 avril 2014

Avril (ou quand Chewbacca s'est tapé 10 livres de thon rouge, en mauvaise blague, pendant que Jésus cherchait des cocos de Pâques en écoutant du Ingrid St-Pierre qui écoute du Angus and Julia Stone)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée : merci, M̶a̶r̶i̶e̶-̶C̶l̶a̶u̶d̶e̶ Marie-Claire! **


Un homme m'a dit, il y a longtemps, qu'avril était le pire mois de l'année; qu’il était inutile. Moi, je ne comprenais pas trop son raisonnement, je n'étais pas vraiment en accord. Mais je l'écoutais, fascinée par ses idées, et buvais ses paroles comme une pauvre adolescente de 16 ans trop émerveillée par le vocabulaire de plus de 3 syllabes qu'il utilisait dans une si parfaite syntaxe. C'est comme s'il était tombé dans la potion magique du dictionnaire des cooccurrences quand il était petit. Faut voir ça comme on veut, mais moi, c'était assez pour me faire ovuler. Presque autant que les chansons de Louis-Jean Cormier. Parce qu'il était d'une étrange beauté, qu'il avait des yeux verts perçants et qu'il faisait bien l'amour. Le presque vrai. Celui qu'on fait avec ses mains, avec sa bouche, avec sa langue, avec tout son corps. Tsé, pas juste y'inque avec sa queue… mais pas toujours avec ses yeux.

Reste que j'étais quand même pas d'accord avec lui! Avril, c'est le début du printemps. Le printemps, c'est la saison des amours. C'est quand tout se réveille autour de nous. Par déduction mathématique primaire et mal organisée, avril, C'EST l'amour!

Avril, ça sent le soleil qui chauffe, la neige qui fond. Ça sent le spectacle de danse qui arrivait à grands pas. Ça sent la tonne de spray net sur les dizaines de bigoudis qui trônait sur ma tête pendant 12 heures, pour que je sois la plus belle. C'est le sentiment d'accomplissement, debout, au devant de la scène. Pendant que tout le monde me suivait, parce que c'était moi la meilleure.

Avril, c'est des poissons en papier collés dans le dos, des rires d’enfants et du plaisir avec pas grand chose. Nous, on était wise, on cachait des cannes de thon dans les chaussures de mon père. Pis c’était hilarant!

Avril, c'est le traditionnel brunch de Pâques avec toute la famille. C'est la chasse au trésor qui menait à notre lapin en chocolat qu'on avait le droit de bouffer au déjeuner. C’est les courses dans la maison, en pieds de bas, pour rattraper mon frère qui m’avait volé un œil en bonbon. C'est les matins d'excursion, avec la gang de l'université, à aller cueillir l'eau de Pâques dans le petit ruisseau à côté du chalet.

Avril, c’est une journée un peu dernière minute à la cabane à sucre, avec les amis et leurs kids. Parce qu’on est rendus là.

Avril, c'est profiter des premiers rayons du soleil sur une terrasse dans le Vieux-Terrebonne, avec nos manteaux de printemps, nos lunettes de soleil, une bière et un nachos. C'est regarder les gens passer, sourire et être heureux!

Avril, c'est l'anniversaire de ma cousine, de mon cousin, de ma tante, de 35 de mes amis Facebook et de cinq de mes vrais amis.


Avril…
Avril.
Avril, c'est aussi ton anniversaire.


C'est le coupe-vent Point Zéro bleu marine et jaune moutarde laitte trop grand que je portais à 10 ans. C'est les bottes de pluie qui restaient coincées dans la boue, à côté d'un crottin de bébé chèvre et d'un petit vomi, vestige de la cinquième tire d'érable qu'on avait d'englouti. C'est la fois où j'suis tombée dans le ravin d'eau de Pâques et que j’ai chopé une bronchite pendant un mois. C'est grand-maman qui a encore oublié mon nom pendant le brunch. C'est matante Lucie qui a encore cassé une coupe de vin, parce qu'elle avait trop bu. C'est mononc’ Louis qui en a profité pour faire des jokes déplacées. C'est les nouvelles familles pleines de bonheur qui utilisent 87% du trottoir sur la rue Cartier avec leur poussettes doubles et qui m’empêchent d’avancer à mon rythme!

Avril, c’est le dernier mois socialement acceptable pour se laisser pousser le poil sur les jambes sans avoir à se raser tous les jours. Parce qu’après il faudra « être une fille », au « complet », en permanence (d’un coup qu’on croise le prince charmant dans la rue). Jusqu’à l’automne, où l’on pourra redevenir la version pin up de Chewbacca.

Avril, analogiquement parlant, c'est baiser avec le poissonnier du quartier. C'est se gaver de petits chocolats en remerciant Jésus d'avoir souffert comme le st-ciboire pour nous.

Avril, c'est sortir et se maquiller pour avoir l'impression d'être plus belle (peinture de guerre, princesse armée). Partir à la chasse, ou plutôt, à la pêche. Pour espérer pogner un poisson (sans trop penser qu'on pourrait être le poisson d'un autre). Sortir ses atouts avant de lancer sa ligne à l'eau. S’enrouler dans celle de quelqu'un d'autre, pour essayer encore un peu plus fort d'oublier. Finir sa soirée avec un inconnu, tout juste après avoir frenché dans les toilettes (parce que sur la terrasse, tout le monde fume, pis criss, y fait encore frette).

Baiser un peu trop vite, un peu trop mal, un peu trop pas-assez-comme-j'aurais-voulu. Pis s’endormir en pleurant, en silence. Dans les bras d'un autre. En pensant à toi, qui souffle ta 30e bougie. Dans les bras d'une autre. Pis me dire « Fuck, c'est con! », pendant que mes draps aimeraient se souvenir de toi.

Ouin…
Faque…

Finalement, c'est vrai qu'avril, ça sent un peu la marde.


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2 mars 2014

Mars, cette garce (ou faire un titre qui rime parce que ça sonne beau)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée : merci, Lapine! **

J’ai une relation amour-haine avec mars.

Des fois, mars, c’est vraiment hot. Tes voisins yolo ouvrent leur piscine pour deux semaines (pour vrai), tu mets tes Converse et tu marches jusqu’au Dairy Queen pour ton premier Blizzard de l’année, en changeant de trottoir pour éviter les quelques plaques de glace qui ont survécu au soleil. (Mais vu que t'es pas super originale, tu te décourages vite du line-up de 2 h et tu te rabats sur un Drumstick au dépanneur.)

Des  fois, mars, c’est vraiment poche. Des fois (souvent), mars, c’est ça :

Tes mini-shorts achetés en février te dévisagent, l’air de dire « c’est quoi là, tu nous voulais super gros pis maintenant que tu nous as, tu nous tiens pour acquises et tu nous touches plus? »  Tu scrappes de sel tes nouveaux souliers portés prématurément parce que t’en pouvais juste plus de tes bottes trop lourdes.

(Ma vie tourne beaucoup autour de mon garde-robe; c’est totalement assumé.)

Bref, mars, c’est juste une petite garce qui nous fait croire que parce que le soleil se couche plus tard, il va être plus chaud.

C’est faux.

Mars, c’est 2/3 d’hiver, 1/3 de printemps. 

Dans un autre ordre d’idées, totalement : parlant de mars, quelqu’un peut me dire à quel moment les barres Mars au chocolat blanc ont disparu, pourquoi, et surtout, pour quelle raison personne ne m’a avisée à l’avance?


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8 février 2014

L'université

Il y a déjà belle lurette que je n'avais eu à m'installer pour faire un travail universitaire "digne de ce nom" (tousse), ou du moins, à me flageller pour ouvrir mon ordinateur à des fins autres que perdre mon temps sur facebookpinterestcandycrushlapressealdoshoes ou que planifier un cours.

Samedi matin, à deux jours de la date de remise (quand même, j'suis à mon affaire! ok non c'est juste que demain, j'aurai ma correction et ma planif à faire, gnnnnaaaaaaa), aucune motivation. On va déjeuner au resto, on passe chez Emaüs pour rien, on va niaiser dans les magasins, on achète trop de cossins, on revient un peu tard, il est fini, le matin.

Samedi midi. Faut quand même que je dîne là...

Samedi un peu passé midi. Petite game de Candy Crush. Deuxième game de Candy Crush. Ok, je joue jusqu'à ce que je manque de vies.

Samedi, 13 h 40. Changement de pièce dans l'appartement et installation physique pour travailler. Choix de musique, préparation d'une boisson de survie latte, tite couverte sur la chaise de bois, éclairage adéquat, livres à portée de main. Je suis la reine du monde.

Samedi, 14 h. J'ai mis la bonne police de caractères pis j'ai reformulé les consignes du travail. J'ai fait ma page de présentation et mes styles pour que ma table des matières marche bien à la fin. J'ai écrit les titres "introduction" et "conclusion". Je suis une secrétaire avec un beau contenant pas de contenu.

Samedi, 14 h 5. Je m'autorise une pause pour bloguer, et Chaton se couche sur mes cahiers.

...

Ça ne me manquait pas, "les plus belles années de ma vie".


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6 février 2014

La farniente

J'ai envie de me lever tard, de rester en mou, d'appeler une copine, d'aller avec elle bruncher au resto avec ma tuque sur la tête pour cacher ma crinière folle, puis de revenir chez moi regarder des films tout l'après-midi et lire des revues où y'a plus de publicités de parfum que de contenu.

Ma guitare sera accordée et je trouverai le refrain d'une chanson pop.

Je vais même partir une batch de sauce à spag pendant les films, prendre une douche vers 18 h - 19 h et me mettre belle pour souper à l'heure des Européens avec mon chum.

Lui, il boira du vin, pas arrangé du tout avec son t-shirt du Défi des jeunes marins qui est au moins par deux tailles trop grand. Moi, je serai belle, mais je sacrerai dans ma tête (encore 22 semaines de sevrage).

On mangera des Revellos comme dessert. On donnera même les bâtons au chat à la fin pour qu'il se gâte avec les restants.

Tsé le genre de jeudi matin, au milieu de la semaine de travail, où tu sens dès le réveil que ta journée va être productive.

NOT.


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2 février 2014

Arrêter d'être aveugle (ou comment bien utiliser la canne rouge et blanc)

** Cet article a été rédigé par une blogueuse invitée, yay!!! Merci A-A! **

14 FE, que c'était écrit sur le carton de lait sans lactose qui, déjà, avait connu des jours meilleurs. Avant. C'est pour 14 février ou pour février 2014? Si c'est février 2014, ça veut-tu dire qu'il est "moins meilleur" à partir du 1er ou bien il empire (ou expire) seulement le 28? Ou le 29?

C'est-tu une année bissextile?

Un autre carton vous confirme que le chiffre ne représente pas l'année. 14 FE 14, jour fatidique où le lait n'est plus meilleur. Il vous semble avoir noté un rendez-vous ce jour-là... coiffeuse, dentiste, garage?

Vous cherchez le calendrier des yeux, mais il y a longtemps que vous n'en accrochez plus au mur. Le temps passe trop vite de toute façon, vous étiez encore à la page février rendu en juillet. C'est là qu'elles vous sautent aux yeux.

Les cannes rouge et blanc.

Elles traînent au bout du comptoir. Personne ne s'en sert depuis des mois. Pourtant, elles sont toujours là, si près de la poubelle que vous auriez pu les garrocher dedans d'un geste décidé et passer à autre chose. Vous avez même une petite pensée que si vous étiez parent, vous pourriez toujours vous justifier que les enfants les ont laissées là au cas où un lutin aveugle en aurait besoin... mais vous n'êtes pas parent.

Si vous l'étiez, vous vous imaginez que plus aucun vestige de Noël ne traînerait chez vous depuis longtemps.

Vous êtes en retard tout le temps, alors vaut mieux l'être pour une bonne cause cette fois. Celle d'étirer Noël pendant encore deux mois après la date Meilleur Avant. Parce que oui, ça aurait été meilleur avant, mais vous n'aviez pas une minute, vous aviez un horaire de travail inversement proportionnel aux vacances des autres. Alors, avec févrilité, vous savourez Noël jusqu'à sa date d'échéance, ou avant que le prochain hit commercial au calendrier vienne vous donner une nouvelle bonne raison d'ingurgiter du chocolat et du vin en abondance...

Curieux à quel point les ingrédients sont les mêmes pour célébrer ou pour oublier la Satin-Valentin.

Alors vous sortez la recette de biscuits au chocolat blanc et aux cannes en bonbon de Ricardo.

Pis comme les biscuits, c'est bon avec du lait...
Pis comme le rouge et le blanc mélangés, ça fait rose...

Bin ça met du satin sur les aspérités de février.


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12 janvier 2014

Arrêter de rentrer son ventre

Ce qui est l'fun en janvier, si on enlève le froid, le manque de soleil, la déprime collective, le char qui part pas, les bottes cernées de sel, le retour en classe ou au travail et tous les petits irritants janvieux, c'est qu'en janvier, le temps des Fêtes est fini. En gros, ça veut enfin dire que pu personne est obligé d'être heureux au max parce que c'est un temps de réjouissance et blabla.

On peut être "normal" et avoir des fluctuations d'humeur, en paix. Virgule désirée.

Les journaux et les revues cessent de vouloir nous apprendre à matcher notre dinde avec notre décor et à choisir le meilleur cidre de chez nous pour recevoir une parenté pas toujours désirée. Tu peux t'acheter du savon à main sucré dans un magasin surspécialisé sans te faire offrir un cadeau d'hôtesse à seulement 8 $. En plus, la plupart des gens sont cassés, alors personne ne t'achale pour aller à un 5@7 pseudo-fancy dans une place qui essaie d'avoir de la classe mais qui est juste cheap pis située sur une artère en vogue : t'as le droit de répondre que t'es serré ces temps-ci et c'est accepté. Personne t'ostine. Jamais. Jouer à Candy Crush en paix un vendredi soir habillée en mou devient soudainement une activité pertinente et socialement encouragée.

Respirez-vous mieux?

C'est comme quand tu reviens d'une journée passée à la plage : t'es tellement contente d'arrêter de rentrer ton ventre pour cacher tes bourrelets que tu fais presque exprès pour faire sortir ton gras par-dessus ta ceinture.


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1 janvier 2014

Le premier de l'An

Il était tôt, ton Facebook pis ton chat étaient encore endormis mais plus toi. T'avais rêvé que tu marchais sur la Main à Magog et qu'il faisait doux, un vent chaud qui soulevait ta robe légère malgré les bancs de neige. T'avais croisé ton père pis t'avais acheté une slush au cerises : ça t'avait réveillée avec un sourire, un rêve incongru et efficace pour commencer une nouvelle année. T'as failli chercher sur les zinternettes la signification du rêve, puis tu t'es dit que woh. À la place, tu scrollais les photos de gens saouls et de drinks élaborés (ou pas), mais tu n'étais plus frustrée.

T'as un t-shirt qui dit "Going to bed with a dream / Waking up with a purpose", mais tu feelais plutôt "Waking up after a dream, not hungover / Still having a purpose", sauf que ça sonne drôle pis ça aurait pas fait un bon t-shirt.

Mais dans ta tête, ça fabriquait du sens parfait.


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14 décembre 2013

Brun, c'est pas toujours la couleur de l'amour

La journée était trop longue, y faisait moins 8000 dehors pis plus 50 en dedans. Tu pensais jamais penser ça, mais y'avait trop de parmesan sur la table. T'avais pas pris une goutte pis tout le monde autour était tellement heureux. Toi, tu ruminais du brun dans ta tête avec ton fucking verre de limonade San Pellegrino trop sucrée en te demandant t'étais devenue qui.

T'es partie tôt, t'as pleuré deux heures, t'as mal dormi pis t'as pas eu de réponse.


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18 octobre 2013

Je suis molle

J'ai commandé un verre au lieu d'une pinte.

Le temps passe et me ramollit. Pas juste physiquement. Il me semble qu'il n'y a pas si longtemps (hier encore), j'avais 20 ans, des convictions en béton sur à peu près tous les sujets, de l'énergie pour les défendre, de la révolte dans le sang, une relation amoureuse malsaine et fusionnelle, un appart presque insalubre. J'acceptais peu de compromis, j'adorais les débats, je me trouvais don'-tu hot pis pleine d'esprit.

Et puis, la vingtaine, dix années.

J'ai accepté que je pouvais m'habiller à la mode (ah! ou tentative de...) pis me maquiller sans automatiquement que ça fasse de moi une pitoune conne pas de cervelle. Je me suis mise à penser qu'à force de tisser un filet social pour aider les moins chanceux, on tissait aussi un cocon douillet pour une belle gang de paresseux, on enlevait aux gens cette obligation d'eux-mêmes créer leur vie, de la réinventer si ça part en couilles. J'ai arrêté de me déguiser en bleu et blanc à la St-Jean avec un drapeau comme cape. J'ai, une première fois, transgressé la promesse que je m'étais faite de toujours aller voter. Pis j'ai récidivé. Pis j'ai compris qu'une option ou l'autre, au quotidien, ça s'équivalait pas mal.

Moooollllllllllllllllllllllle.

J'ai fait des choix en fonction de l'argent et de ma tête, au lieu de suivre mes envies yoloesques. Et je ne l'ai pas regretté. J'ai commencé à me taire quand des discussions houleuses se présentent, je me surprends même à préférer ça, à chercher un espace mental zen, la paix. J'ai regardé "des jeunes" en jugeant leurs habitudes "de jeunes", j'ai vraiment fait ça. Je fais ça, c'est dégueulasse. J'ai réécouté une compilation maison de ska faite en 1999 et je me suis tannée avant la fin (j'ai trouvé qu'après 6 tounes, c'était redondant). J'ai dit non à une sortie un vendredi soir pour rester chez moi en joggings et rien foutre, me coucher tôt. J'ai aimé être seule, j'ai apprivoisé le silence. Je suis devenue l'adulte que je ne voulais surtout pas devenir.

Mieux vaut en rire.


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6 octobre 2013

Toune d'automne numéro 3 - Ghosts

((Automne = Octobre = Halloween = Fantômes = Ghosts) - "s") + Hipster = Hipster Ghost!!



Étant donné que je suis toujours un peu sur le tard pour "découvrir" des bands, ça ne fait pas très longtemps que je suis tombée, au détour d'un surf youtubien, sur The Head and the Heart, des Américains côte-ouesteux qui font dans le folk, pis qui te laissent le loisir de choisir le ton sur lequel tu chantes grâce à leurs harmonies de voix.

C'est dimanche, j'me fais de la soupe, j'enroule mon foulard de laine trop gros autour de mon cou, je mange ma soupe, j'me fais un chaï latte, je corrige. J'écoute The Head and the Heart. J'corrige pu bin bin fort parce que je chante et que je m'autodéconcentre. J'me fais un autre chaï latte.

Je trippe sur le piano déchaîné de Ghosts, pis j'adore vraiment cette version-là de clip, ça me donne juste le goût d'être assise avec eux pis de chanter.
#jairatémavocation

En pluche, je crois qu'ils sortent un nouvel album dans une semaine.

Enjoy.




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