On sous-estime l'importance du silence, l'apesanteur du vide sonore, la jouissance de ne rien entendre si ce n'est sa propre respiration, la caresse du vent, la constance des vagues. L'esprit qui divague.
Le bonheur d'écrire.
Ce silence, c'est la vraie solitude, même à deux, le décrochage (enfin), la meilleure compagnie qui soit, le froid qui nous rend vivant, le temps de reprendre son souffle, l'intermède, le remède. Mon amour pour toi.
Le point final.
_____
Fantasmes éhontés d'une fille qui, dans la vraie vie, n'a pas de vie
27 septembre 2010
25 septembre 2010
Plus rien
Je ne l'aurais jamais entendue si j'avais pris l'autobus d'avant. Mais il est passé devant moi, baveux, avant que j'réussisse à me rendre à l'arrêt. J'ai pris le suivant. Et je suis quand même arrivée tôt à l'école.
Alors je l'ai entendue. En arrivant à la fac, dans les toilettes des filles, vomir dans la cabine d'à côté.
Un vendredi matin, une toilette de gars, j'aurais pensé ''lendemain de veille...'' en riant. Pas là. Pas un mercredi matin. Pas une fille. Pas là. Elle a recommencé deux ou trois fois. Tout est sorti. Et à son grand dam, nos portes de cabines se sont ouvertes en même temps. Dix pas pour nous rendre aux lavabos : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf.
Dix.
Nos regards se sont croisés dans le miroir. Des yeux vides comme son estomac.
J'ai lavé mes mains; elle a lavé ses phalanges.
_____
Alors je l'ai entendue. En arrivant à la fac, dans les toilettes des filles, vomir dans la cabine d'à côté.
Un vendredi matin, une toilette de gars, j'aurais pensé ''lendemain de veille...'' en riant. Pas là. Pas un mercredi matin. Pas une fille. Pas là. Elle a recommencé deux ou trois fois. Tout est sorti. Et à son grand dam, nos portes de cabines se sont ouvertes en même temps. Dix pas pour nous rendre aux lavabos : un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf.
Dix.
Nos regards se sont croisés dans le miroir. Des yeux vides comme son estomac.
J'ai lavé mes mains; elle a lavé ses phalanges.
_____
23 septembre 2010
1999
T'as 15 ans, t'écoutes du Reset à tue-tête, évachée sur ton lit entre un cartable de géo ouvert à la page qu'y faut étudier pis un Filles d'Aujourd'hui spécial tests ouvert à la page du test ''es-tu une bonne amie?'', tu joues du drum avec tes stylos Pilot rose et vert en frappant sur un roman de Marie Laberge et ton verre de thé glacé trop saturé, le téléphone à l'oreille pour parler à Mel du gars que vous surnommez justement Stylo, quatre ou cinq lumière allumées dans ta chambre, des vêtements qui traînent un peu partout, le fer à friser encore chaud près d'un paquet de bandelettes pour enlever les points noirs de sur le nez, l'affiche en noir et blanc du chanteur de Bush X collée sur ta porte de garde-robe avec de la gommette bleue qui passe au travers du papier glacé cheap, ta petite sœur qui cogne doucement à la porte pour savoir si elle peut aller dans ta chambre avec toi, le ''NON'' bien scindant que tu lui gueules en retour, ingrate que tu es.
Et finalement, ton père qui retontit pour t'engueuler sans avoir mis son dentier (donc aucune autorité).
Là là, tu fais quinze affaires en même temps, la radio joue, la télé est ouverte dans le salon, t'es au téléphone, t'as des devoirs à faire pis tes pantoufles sont placées toutes croches à terre. Choisis!
_____
Et finalement, ton père qui retontit pour t'engueuler sans avoir mis son dentier (donc aucune autorité).
Là là, tu fais quinze affaires en même temps, la radio joue, la télé est ouverte dans le salon, t'es au téléphone, t'as des devoirs à faire pis tes pantoufles sont placées toutes croches à terre. Choisis!
_____
Libellés :
adolescence,
livre,
marie laberge,
musique,
père,
reset,
soeur
22 septembre 2010
Papier-cul
Il y a des limites à assumer qu'on est seulement la maîtresse de quelqu'un. Corinne profite donc de l'appel quotidien de la blonde de Jo pour aller aux toilettes. La tentation malsaine d'écouter leur insipide conversation et une forte pression dans les intestins justifient amplement ce retrait stratégique.
Assise sur la bol, le regard fixé sur le rideau de douche corail (couleur qu'elle a toujours détestée et qui est ici magnifiquement assortie à un rack de brosses à dents aux motifs aquatiques, à sa brosse à dent orange, sèche d'un été d'absence), elle entend des bribes d'une vraie vie de couple, celle qu'elle n'aura peut-être jamais. Oui, bin c'est plate pour ta mère, mais au fond, c'est peut-être mieux comme ça. (...) Bah, pas grand-chose là, j'préparais mon cours. Mon cul, ouais...
Ça n'est pas qu'elle éprouve quelque malaise de sa situation : elle passe le plus clair de son temps avec Jo, le sexe est beaucoup trop bon, même si c'est dans le lit de l'autre, et tout le monde sait qu'ils sont ensemble, tout le monde s'en fout bien. Il ne l'aime plus vraiment, sa blonde, au fond. Elle est si loin... Il va sûrement la laisser à son retour à l'automne. Chhhh mon amour, on se voit dans même pas 3 semaines, ça va passer vite! Corinne ne la connaît pas, elle ne l'a jamais vue, sauf sur cette photo affichée bien en vue au-dessus du divan. Leur mariage. Onze mois plus tôt. Un soupçon de presque souvenir. Alors pourquoi se sentirait-elle mal de profiter des parcelles de bonheur qu'elle peut avoir? Hein?
Tel est le fil de sa pensée alors qu'elle éjecte la merde la plus grosse et la plus molle qu'elle ait jamais produite avant, preuves odorantes à l'appui. Moi? Bin non là, j'suis tout seul à la maison, ça doit être le chat que t'entend. Et là, le travail enfin terminé, Corinne s'étire pour prendre du papier-cul mais... Caliss.
Merde.
De la vraie grosse merde.
Non mais pleure pas, mon amour... Moi aussi j't'aime voyons, moi aussi j'm'ennuie, qu'est-ce que tu penses que j'ai à faire ici tout seul tout l'été? J'sais pas, baiser la secrétaire de ton département, peut-être? Corinne regarde autour de la toilette : rien. Elle lève les yeux : papier-cul en vue... sur le haut complètement de l'armoire à serviettes, ses serviettes à elle, à l'autre, endroit facilement atteignable si on mesure plus de 6 pieds ou si on grimpe sur le rebord du bain. Mais pas quand on est une pauvre maîtresse les fesses pleines de caca.
Crotte.
Elle va être obligée d'attendre que Jo raccroche. Ok, encore 5 minutes, mais après faut vraiment que j'te laisse, j'ai une réunion au département. Bouse de vache!
Bin elle a attendu. Dix grosse minutes. Après 50 mamours et quelques mensonges pieux ou peureux, elle a finalement pu crier à Jo qu'elle avait besoin de papier-cul. Pourquoi tu l'as pas dit avant? Elle ne voulait pas que sa blonde entende, elle ne voulait pas le perdre. Elle ne va rien forcer. Il va la laisser bientôt, de toute façon.
Bin elle a attendu. Dix grosses années.
_____
Assise sur la bol, le regard fixé sur le rideau de douche corail (couleur qu'elle a toujours détestée et qui est ici magnifiquement assortie à un rack de brosses à dents aux motifs aquatiques, à sa brosse à dent orange, sèche d'un été d'absence), elle entend des bribes d'une vraie vie de couple, celle qu'elle n'aura peut-être jamais. Oui, bin c'est plate pour ta mère, mais au fond, c'est peut-être mieux comme ça. (...) Bah, pas grand-chose là, j'préparais mon cours. Mon cul, ouais...
Ça n'est pas qu'elle éprouve quelque malaise de sa situation : elle passe le plus clair de son temps avec Jo, le sexe est beaucoup trop bon, même si c'est dans le lit de l'autre, et tout le monde sait qu'ils sont ensemble, tout le monde s'en fout bien. Il ne l'aime plus vraiment, sa blonde, au fond. Elle est si loin... Il va sûrement la laisser à son retour à l'automne. Chhhh mon amour, on se voit dans même pas 3 semaines, ça va passer vite! Corinne ne la connaît pas, elle ne l'a jamais vue, sauf sur cette photo affichée bien en vue au-dessus du divan. Leur mariage. Onze mois plus tôt. Un soupçon de presque souvenir. Alors pourquoi se sentirait-elle mal de profiter des parcelles de bonheur qu'elle peut avoir? Hein?
Tel est le fil de sa pensée alors qu'elle éjecte la merde la plus grosse et la plus molle qu'elle ait jamais produite avant, preuves odorantes à l'appui. Moi? Bin non là, j'suis tout seul à la maison, ça doit être le chat que t'entend. Et là, le travail enfin terminé, Corinne s'étire pour prendre du papier-cul mais... Caliss.
Merde.
De la vraie grosse merde.
Non mais pleure pas, mon amour... Moi aussi j't'aime voyons, moi aussi j'm'ennuie, qu'est-ce que tu penses que j'ai à faire ici tout seul tout l'été? J'sais pas, baiser la secrétaire de ton département, peut-être? Corinne regarde autour de la toilette : rien. Elle lève les yeux : papier-cul en vue... sur le haut complètement de l'armoire à serviettes, ses serviettes à elle, à l'autre, endroit facilement atteignable si on mesure plus de 6 pieds ou si on grimpe sur le rebord du bain. Mais pas quand on est une pauvre maîtresse les fesses pleines de caca.
Crotte.
Elle va être obligée d'attendre que Jo raccroche. Ok, encore 5 minutes, mais après faut vraiment que j'te laisse, j'ai une réunion au département. Bouse de vache!
Bin elle a attendu. Dix grosse minutes. Après 50 mamours et quelques mensonges pieux ou peureux, elle a finalement pu crier à Jo qu'elle avait besoin de papier-cul. Pourquoi tu l'as pas dit avant? Elle ne voulait pas que sa blonde entende, elle ne voulait pas le perdre. Elle ne va rien forcer. Il va la laisser bientôt, de toute façon.
Bin elle a attendu. Dix grosses années.
_____
21 septembre 2010
Conjuguer avoirs et êtres : épilogue
Vous vous rappelez peut-être ceci.
Hé bien, je dois admettre que mes vœux ont été exaucés. Merci, Desjardins!

_____
Hé bien, je dois admettre que mes vœux ont été exaucés. Merci, Desjardins!
_____
15 septembre 2010
Entendus dans un 5@7 de job
Je pars en Gaspésie en fin de semaine, alors j'pourrai probablement pas écrire (pis on s'entend qu'un break d'ordi, c'est comme VRAIMENT une bonne idée dans mon cas).
Je vous laisse donc sur plein de conneries, eu, plein de belles citations intelligentes.
***
C'est pour une réservation
Val, se mettant la pancarte ''réservé'' en équilibre sur la tête - J'me réserve pour le bon.
***
Question de fraîcheur
Val - J'vais prendre une pizza 4 fromages avec un extra tomates.
Serveuse incertaine - Donc une pizza fromage avec extra tomates... Fraîches, les tomates?
Non tsé, mettez-moi les plus vieilles pourries que vous trouverez...
***
Audrey tient à partager un fait vécu plein de parler saglac.
Son ancienne amie pas très fine - À cause que ta mère a pondu une marde comme toi?
Audrey et sa répartie légendaire - À cause que ta mère a imité la mienne?
***
5@7 de (blow)job
Guy qui a pas l'âge d'un Guy - Y'a un drink qui s'appelle le blowjob, d'ailleurs...
Marielle, beaucoup trop heureuse - OUAIS!! Ça j'en ai déjà fait! Si vous connaissez pas ça, vous manquez quelque chose : y'a de la crème fouettée pis moi j'aime ça... Mon premier, c'était au Québec Inn avec mon amie, mais après, on savait c'était quoi fak au lieu de licher pis toute on a pris nos pailles.
Guy - Ah, fak tu pognes pas parce que tu fais pas les blowjobs comme il le faut...
***
Couches lavables
Val - Non mais si mettons c'est un numéro deux là...
Guy - Tu t'en fous, tu le mets dans la laveuse de même! C'est faite pour ça.
Val - Bin là, c'tu comme pour l'évier, ça prend-tu un broyeur dans ta laveuse?
***
Exaspération
Audrey à Guy - Coudon, t'envahis la bulle de tout le monde toi quand tu fais des simagrées? T'as le doigt dans mon nez!
***
Question de salive
Guy, alias Yoda - Si tu fais du tartre, c'est que t'as une salive plus basique ou alcaline, fak faudrait que tu te matches avec quelqu'un qui a une salive plus acide, genre qui fait des caries. Comme ça, ça équilibre ton ph.
Marielle - Moi j'fais du tartre...
Val - Hein, moi j'ai foul caries, on pourrait frencher!
_____
Je vous laisse donc sur plein de conneries, eu, plein de belles citations intelligentes.
***
C'est pour une réservation
Val, se mettant la pancarte ''réservé'' en équilibre sur la tête - J'me réserve pour le bon.
***
Question de fraîcheur
Val - J'vais prendre une pizza 4 fromages avec un extra tomates.
Serveuse incertaine - Donc une pizza fromage avec extra tomates... Fraîches, les tomates?
Non tsé, mettez-moi les plus vieilles pourries que vous trouverez...
***
Audrey tient à partager un fait vécu plein de parler saglac.
Son ancienne amie pas très fine - À cause que ta mère a pondu une marde comme toi?
Audrey et sa répartie légendaire - À cause que ta mère a imité la mienne?
***
5@7 de (blow)job
Guy qui a pas l'âge d'un Guy - Y'a un drink qui s'appelle le blowjob, d'ailleurs...
Marielle, beaucoup trop heureuse - OUAIS!! Ça j'en ai déjà fait! Si vous connaissez pas ça, vous manquez quelque chose : y'a de la crème fouettée pis moi j'aime ça... Mon premier, c'était au Québec Inn avec mon amie, mais après, on savait c'était quoi fak au lieu de licher pis toute on a pris nos pailles.
Guy - Ah, fak tu pognes pas parce que tu fais pas les blowjobs comme il le faut...
***
Couches lavables
Val - Non mais si mettons c'est un numéro deux là...
Guy - Tu t'en fous, tu le mets dans la laveuse de même! C'est faite pour ça.
Val - Bin là, c'tu comme pour l'évier, ça prend-tu un broyeur dans ta laveuse?
***
Exaspération
Audrey à Guy - Coudon, t'envahis la bulle de tout le monde toi quand tu fais des simagrées? T'as le doigt dans mon nez!
***
Question de salive
Guy, alias Yoda - Si tu fais du tartre, c'est que t'as une salive plus basique ou alcaline, fak faudrait que tu te matches avec quelqu'un qui a une salive plus acide, genre qui fait des caries. Comme ça, ça équilibre ton ph.
Marielle - Moi j'fais du tartre...
Val - Hein, moi j'ai foul caries, on pourrait frencher!
_____
14 septembre 2010
Les qualités de Jésus
Jésus est :
- Amour
- Généreux
- Magnanime
- Bon
- Clément
- Magicien
- Fashionably late (3 jours, tsé)
_____
- Amour
- Généreux
- Magnanime
- Bon
- Clément
- Magicien
- Fashionably late (3 jours, tsé)
_____
12 septembre 2010
Hésitation
Toutes celles (oui, je m'exprime bel et bien au féminin) qui croyaient que ce message traiterait de Twilight peuvent fermer la fenêtre dès maintenant. Parce que non. Juste... non.J'hésite.
J'hésite parce que recommence la valse entre l'école, la bibliothèque et les cafés. Surtout les cafés. Et que là, assise au troisième étage, vue sur la rue mouvementée, ouïe sur la salle bombée et feutrée, goût sur un velouté et toucher sur les feuilles de ce recueil volumineux que je dois gober, je me sens bien. Très bien. En fait, je pourrais être n'importe où, mais j'ai l'impression de vraiment être ici, de faire partie de quelque chose, d'habiter la ville, de goûter à son essence.
Je suis un morceau du casse-tête.
Alors voilà : est-ce qu'avoir le sentiment d'habiter une ville réellement passe par la fréquentation régulière de ses cafés ou si les dits cafés, si semblables d'un lieu à l'autre, ne sont pas plutôt un repère interurbain, un toutou qu'on traîne avec soi un peu partout? Tsé, un moment et un lieu où l'on se dit ''je suis loin, mais c'est comme à la maison''.
J'hésite.
_____
11 septembre 2010
Triste anniversaire
Aujourd'hui, c'est une date importante.
Parce qu'aujourd'hui, ça fait 9 ans. Ouaip.
Ça fait 9 ans que j'ai lâché le Cégep. Ok, 9 ans et 1 jour, si vous préférez.
V'là 9 ans, j'allais porter mon CV au Dollarama.
...
Quand même.
_____
Parce qu'aujourd'hui, ça fait 9 ans. Ouaip.
Ça fait 9 ans que j'ai lâché le Cégep. Ok, 9 ans et 1 jour, si vous préférez.
V'là 9 ans, j'allais porter mon CV au Dollarama.
...
Quand même.
_____
Inscription à :
Articles (Atom)
