11 mars 2011

Entendu au local du journal

Le plus beau lapsus du monde alors que nous sommes tous en train de blaster un article en nous pensant meilleurs que le reste de la planète.

Le Robot - C'est vrai que c'est pas bin bon...

Je - Non mais soyons frais : c'est de la grosse marde.


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10 mars 2011

Anti-ode au couple

Je hais l'arrogance (la fierté?) des gens dont les parents sont encore ensemble. Le symbole ultime de la réussite, les matériaux de noces, papier, argent, or, les noces de merde.

En fait, ça doit être une frustration typique de célibataire : je hais l'omniprésence du couple et la survalorisation dont il fait l'objet en général. La face de la serveuse si tu lui dis que tu vas manger seule. La taille du popcorn au cinéma qui suggère forcément que tu le bouffes à deux pour que vos mains se touchent. Les sites Internet qui veulent en créer. Et la peur de briser ce rêve, le couple sanctifié, le refus de le détruire même si l'unité ne fonctionne pas, ou plus. Quand c'est fini, me semble que c'est fini.

''Oui mais les enfants?''

Rester en couple avec quelqu'un parce qu'il y a des enfants en jeu me semble tout sauf une décision logique. Les enfants ont besoin de parents qui se respectent (entre eux et pour eux-mêmes) et qui les aiment. Se respecter soi-même, c'est savoir admettre que les choses n'ont pas fonctionné et qu'on doit s'en délier pour être heureux. Respecter l'autre, c'est de comprendre qu'il est temps de le laisser aller pour qu'il puisse vraiment se réaliser et vivre, tsé vivre?, ailleurs. Votre progéniture n'a pas besoin de parents qui restent ensemble sans s'entendre ou s'aimer, sans être épanouis, et que pour les enfants. Ça leur enseigne quoi au juste comme modèle?

Même si t'es pas bien dans une situation, bouge pas, change rien. Parce que le changement, c'est bin épeurant, donc c'est une mauvaise chose.

Et après, on s'étonne d'être dans une société où règne l'immobilisme!

''Oui mais Val, c'est si beau l'amour, l'intimité partagée avec quelqu'un, les souvenirs, les projets, bâtir des trucs... Tu ne crois plus en l'amour?''

Bin oui je crois encore en l'amour, c'est bin ça mon problème! Si je n'y croyais plus, je ne serais pas une célibataire frustrée qui se défoule sur son blog en attendant de rencontrer ''le bon''.


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9 mars 2011

Ça fait business

En général, Vincent regardait son bureau en se demandant un peu comment il en était arrivé là, une obsession de retracer ce premier geste qui a déclenché le mécanisme de sa vie. Il aimait les chiffres, il avait eu de la facilité à faire ses cours et à passer son CA, rien là, il aimait vraiment ça, sa job, ça lui prenait juste 8 snooze pour se lever et se convaincre d'avaler les 2 anti-dépresseurs du matin, repasser sa chemise, se taper le trafic, il aimait ça.

Son plus jeune cousin a dit l'autre soir qu'il comptait s'inscrire en littérature, théâtre et technologie, et les matantes se demandaient ce qu'il ferait avec ça, et les mononcles faisaient des airs amusés, et Vincent, lui, le jalousait.

Parce que les matins enneigés lui inspiraient des poèmes qui se seraient intitulés Les arbres d'argent et qui auraient commencé par Les arbres d'argent se foutent bien de votre réussite.

C'était pas pour Vincent, Vincent aimait les chiffres, après tout.

Des fois, son boss essayait de placer des expressions anglaises dans ses discours parce que ça fait ''business''. Sauf qu'y venait du Lac, son boss, pis qu'y parlait vraiment pas anglais, alors il inventait des expressions en se foutant complètement d'avoir l'air con.

''Comprends-moi Vincent, faut pas être trop by the line, faut savoir s'adapter.''


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7 mars 2011

Gue-guerres de villages

Depuis que j'habite à Québec, je réalise enfin pleinement la rivalité avec Montréal. Du fin fond de mon Sherby chéri, je n'assistais que très rarement à ses manifestations et en venais à croire qu'il s'agissait d'une légende urbaine.

Je pensais même que ma gentille ville faisait partie des villes importantes du Québec, que les gens ailleurs savaient où c'était pis ce que ça bouffait en hiver. Je n'ai jamais senti que je venais d'une ''région''.

Hé bien j'avais tort. Soit.

Salutations à mes amis plein d'humour qui brossent en quelques facebookeries le plus beau des tableaux du triangle amoureux Sherbrooke-Québec-Montréal... Ladies and Gentlemen, I give you :

Lu sur Facebook!



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Je resterai ta meilleure amie

Je reconnais la valeur de mes amies à leurs saines habitudes de vie.

Lapine, payée par le Grand Méchant Loup - Après «je vais mettre de l'eau dans mon vin», voici «je vais mettre du rhum dans mon coke»!


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6 mars 2011

Cyberentendu

Je - Crime, y'est déjà minuit!

Celui-qui-lolle-pour-ne-pas-pleurer - Ah, moi y'est minuit trois sur mon Mac.

Je - Bin moi y'est minuit une sur mon PC.

Celui-qui-lolle-pour-ne-pas-pleurer - Qu'est-ce que tu veux, nous autres, les Mac, on est tellement en avance sur notre temps...


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5 mars 2011

She's late!

Entendu à l'appart

Coloc - La chatte a encore vomi hier matin...

Je - Ouais, je l'ai entendue en sortant de la douche.

Coloc - Ça fait plusieurs matins.

Je - C'est son vomi matinal.

Coloc - Peut-être qu'est enceinte!


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Entendu à la Place Lau

Une femme d'un âge certain et d'un état mental dur à évaluer regarde les dessous sexy de la Senza depuis cinq bonnes minutes, avec les yeux rêveurs et un petit sourire. Quand elle remarque que je l'observe, elle exécute une grimace impressionnante et s'éloigne en marmonnant :

''Des cochonneries pour des guidounes...''


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3 mars 2011

I'm a frog, you're a frog, kiss me

Faire son cégep en anglais... Mais qu'écrivai-je donc? Ouuuuuu ouch! Ouf! Danger, iiiiiiiiiiiii, va-t-on survivre? J'ai peur! Maman?

Favoriser l'immersion des immigrants et de leurs enfants en les envoyant au primaire et au secondaire en français : oui. Être conscient de l'importance de la langue et du fait qu'on est quand même une petite île francophone dans une mer anglo : bin oui.

Mais quand on parle des cégeps, on parle d'adultes (ou presque) libres d'apprendre les langues qu'ils veulent bien apprendre et, surtout, conscients de leur faiblesse en anglais et des exigences du marché du travail. On s'entend là-dessus là. Alors je m'excuse, Monsieur Curzi, mais cet élargissement de la loi 101 qui semble tant vous animer, il ne me séduit pas beaucoup.

D'abord, en tant que petite fille qui vient d'une région où la langue de Shakespeare est quand même déjà plus présente que dans la plupart bdes autres régions du Québec, je peux compter sur les doigts de mes mains mes amis d'enfance qui ont fait leur cégep en anglais. Ça n'est manifestement pas une majorité, ni une menace, ni une tendance généralisée.

Et ces traîtres anglicisés (!) me parlent encore en français, écrivent des statuts en français sur Facebook, travaillent en français, bloguent en français, répondent au téléphone en français, regardent des émissions dans les deux langues (comme tout le monde, quoi), bref, ils n'ont rien perdu de leur ''sentiment d'appartenance'' juste parce qu'ils ont passé deux années de leur vie à étudier en anglais. Évidemment!

Le seul côté ''négatif'' de la chose qu'ils perçoivent (parce que oui, ils le perçoivent), c'est qu'ils ont souvent l'impression d'avoir de plus fortes lacunes en français quand vient le temps de rédiger. ''Je me mélange entre la structure anglophone pis francophone, on dirait.'' m'a déjà dit la Champeau.

Par contre, ce constat l'entraînait à être plus vigilante dans ses rédactions en français pour justement éviter les pièges qu'elle pressentait. Résultat? Une étudiante dans une université francophone qui obtient de meilleures notes que la plupart de ses collègues n'ayant pas fait leur cégep en anglais. Tiens donc, elle ne semble pas trop rongée par le Grand Mal...

Le problème est bien plus large que ça. J'oserais même vous poser la question : combien connaissez-vous de francophones pure laine qui ont fait leur cégep en français pure laine et qui, malgré tout, ne maîtrisent pas encore le français écrit pure laine? Un? Dix? ...trente?


La moitié de la 6e année en anglais

Pour ce qui est de cette proposition de monsieur Charest d'automatiquement instaurer une demi-année d'immersion en anglais en 6e année, là, je ne suis pas d'accord, mais ça n'est pas du tout pour une question d'identité sociolinguistique.

L'enseignement au primaire ouvre un tout autre débat : on parle d'un milieu où l'on manque déjà de ressources pour aider les élèves en difficultés d'apprentissage (ah pis oui, je glisse un lien vers cette pétition, je me sens politisée, aujourd'hui), et là on voudrait ajouter un apprentissage de plus?

Je côtoie chaque semaine à l'aide aux devoirs des enfants qui peinent à apprendre à lire et à écrire dans leur propre langue, ou qui ont des problèmes de comportement, et qui auraient tous besoin d'activités supplémentaires d'apprentissage, de révision, d'attention, d'encadrement ou d'un suivi plus serré que les enseignants, bien malgré eux, n'ont pas le temps d'effectuer parce qu'ils ont 24 autres élèves dans leur classe à qui ils doivent enseigner la vie.

Je n'imagine même pas la panique de mes amours s'ils apprenaient qu'ils devront faire toute cette matière en la moitié du temps alors qu'ils en manquent déjà pour tout assimiler.

Si l'on tient à investir dans l'éducation, pourquoi ne pas d'abord demander aux enseignants, aux techniciens en éducation spécialisée, aux orthopédagogues, aux directeurs, aux psychoéducateurs et aux orthophonistes quels sont leurs réels besoins? Je doute fort que leur réponse inclue un tableau blanc interactif...

J'imagine qu'à la base, l'idée serait de mieux adapter l'enseignement aux élèves : la possibilité de faire une immersion en anglais pour les plus forts me semble très pertinente, m'enchante, même, alors que des élèves plus faibles auraient besoin d'autres services. Pousser ceux qui en ont la capacité, soutenir ceux qui ont des difficultés : il est là, le défi en éducation. Pis pour ça, ça prend plus de ressources. Pis ça urge.

Au fond, je suis un peu d'accord avec elle.


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2 mars 2011

Une petite vite

Le lapsus lapin

La Lapine -
Chu pu capable, y gosse trop, on dirait qu'y veut trop être le centre de l'attraction!


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