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13 juillet 2012

Le constat

À la base, tout le monde le sait que t'es parti pour pouvoir l'oublier, mais toi t'as appelé ça le besoin de voir le monde, tsé pour sentir que tu fais partie de quelque chose de plus grand, que tu as des buts, des projets, des affaires fuckées toi aussi dans ta vie, que tu existes pis que tu sors de l'ordinaire. Pour faire du stock à raconter sur ton blog.

Tu pensais que la distance te donnerait du recul, tu sentais que si tu partais, t'allais être une nouvelle personne en revenant, une version 2.0 avec plus de guts, plus de drive. T'as acheté les billets sur un coup de tête un soir de déprime, mais ça tu le dis pas. T'as pas envie de rien dire, en fait, alors c'est pour ça que t'as choisi un pays où tu parles pas la langue.

Pour te taire. Pour boire. Pour voir.

À date, tu trouves pas fort fort. Y'a une seule idée qui t'obsède.

C'est sûr qu'après 10 shooters de fort lors d'un pubcrawl dans Barcelone, c'est peut-être plus trop le moment de prendre des décisions éclairées, mais la toune qui joue dans les speakers te dit qu'il faut que tu rentres au pays.

Faut que tu revoies Mel.


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10 avril 2012

Mange, prie, like

On savait déjà que j'étais quétaine de par mon amour des choses de fées-filles, mais je suis aussi quétaine par mon intérêt un peu trop appuyé pour les livres/films/conférences de croissance personnelle.

Bon, on s'entend que j'ai jamais payé pour, mais tout ce qui est gratuit pis qui va dans ces eaux-là, même les conversations avec mon amie sage-femme (ça compte), ça m'attire.

Ça m'attire surtout quand je pogne des passes emo où je trouve que plus rien n'a de sens (... SPM, ou fin d'année scolaire) et qu'on vit dans un monde qui va trop vite, et qu'on se gave de médicaments pour oublier le mal qu'on a nous-mêmes créé, irritée par la ville entière, trois granules sous la langue contre le stress, 4 gouttes de Rescue pour oublier les palpitations, et là franchement je cherche un sens.

LE sens.

J'ai le goût moi aussi de partir comme Julia Roberts pour manger, prier pis aimer, mais surtout le premier pis le dernier, me semble que j'aurais du talent pour ça, l'élévation spirituelle. J'le sens dans mes gênes. Parce que là, je trouve la brique trop rouge, je voudrais juste m'exiler un peu pour oublier ma langue maternelle, oublier l'odeur de mon Fleecy, l'humidité de mon appartement.

Je cherche le Sens comme d'autres cherchent le Graal. La route, la mer, les cieux m'appellent.

Sauf que, comme d'habitude, je vais surtout cliquer sur l'icône de Desjardins, oublier le projet pis écrire ce billet.


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1 décembre 2010

Ma fête est finie pis c'est décembre

Ma fête est finie pis c'est décembre. Just so you know.

Le réveil-matin de ma coloc sonne vraiment fort : je pense qu'elle tente de surpasser son écoeurite aiguë de sa session et de s'obliger à se lever malgré tout. Je compatis du fond de ma chambre. Je me sens un peu pareil, mais en version beaucoup-trop-insouciante.

J'aime ma vie. Mais des fois je lis ça pis j'ai vraiment envie de repartir. Encore en Espagne. Je pense à Pepe Rey l'inspecteur et aux notes historiques-touristiques de la fin des mini-romans du cours d'espagnol 4.

J'ai clairement un nerf stroboscope sur ma paupière gauche. Certains diront ''tu manques de sommeil'', mais je sais que ça n'est pas la cause de la stroboscopie de paupière. Non. C'est mon corps qui me dit ''STU CRISSSS??? PARS!''.


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4 septembre 2010

Tant qu'à pas dormir... Pot pourri!

Cruisage à l'américaine

Ça fait déjà un bon moment que j'me dis que je sous-estime les hommes dans la trentaine, et une visite chez nos charmants voisins du bas m'a encore une fois confirmé que j'pognerais foul pine débile mental.

J'vais chez Tim (ma tante était en manque de cappuccino glacé ou un truc du genre, et j'me suis pas fait prier non plus), un papa (cute) avec un tit gars (sage) sort au moment où j'arrive, et il me tient la porte pour que j'entre : ''Nice smile!''

Selon sœurette, qui me suivait, il était tout sourire après m'avoir croisée.

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Entendu au marché de la gare

Je - Ouin, les framboises d'en-dessous sont moins belles que celles du dessus...
Vé Too-Much - C'est vrai.
Je - La vie est dure pour les framboises du dessous.
Vé Too-Much - Non, elle est molle.

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Entendu à la Barberie (ça vous étonne vraiment?)

Bidou - J'ai donné mon nom pour aller à l'Oktoberfest : c'est coulé dans le sang!

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Instinct maternel

Je hais qu'on me materne. Vraiment.

Surtout lorsqu'il s'agit d'une caissière de 16 ans qui me précise ''la bande magnétique vers l'extérieur'', ce que j'avais déjà remarqué sur le dessin hyper explicite de la machine et que j'allais le faire comme du monde, et qui ose rajouter pendant que je le fais ''voilà, comme ça!''.

C'est quoi, la prochaine étape, un autocollant?

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À la mode de chez nous

Dans mon cours du mercredi matin, si on analyse celles qui m'entourent dans un rayon de 5 bureaux, on peut remarquer qu'au moins 10 filles portent des perles aux oreilles. Toutes les mêmes, on dirait des poupées produites en série.

(...)

Maudit, j'aurais dû mettre les miennes.

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Incertitude graisseuse

Je - Me semble que j'engraisse tout le temps...
Le beau-père - Bin voyons, le jour où y'aura juste un poncho qui va bien te faire, là tu pourras t'inquiéter!


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4 avril 2010

Insomnie

Ça faisait un moment que ça m'était arrivé et là... Vlan! Les petits chiffres rouges sur mon réveil-matin mauve, turquoise et blanc (feat. 1990) indiquent 4:18.

Et moi, mes yeux sont grand ouverts. Je sens mon poul battre contre mon oreiller : je vous jure, je suis certaine qu'on peut voir ma gorge bouger sous les pulsations! Mes pensées roulent à fond la caisse et voguent de l'amour à l'école, de la job au déménagement, de la couleur de ma future chambre au dîner de Pâques demain, que dis-je, tantôt. Et j'ai mal à la tête, et je veux dormir, JE VEUX DORMIR, BORDEL!

Mais non, ça a l'air.

Plus de deux heures plus tard, après avoir fait le tour de la vie sociale facebookienne d'à peu près tous mes "amis", j'ai toujours les yeux aussi ouverts et je vois le soleil se lever dehors. Si j'avais un char, j'irais chercher de l'eau de Pâques. Au lieu de ça, j'ai une illumination.

La vie est belle.

Je pense à tous mes amis que j'aime tant, à la belle journée d'hier où il faisait si beau et si chaud; je pense aux soirées arrosées du passé et à celles à venir, aux anecdotes pas possibles qui y sont rattachées; je me rappelle Nice, Barcelone et le train, j'imagine l'eau frette d'Old Orchard sur mes chevilles; je revois Lou, bébé, minuscule, endormi dans mes bras avec un beau filet de bave qui vient me mouiller l'épaule; je pense à ma petite sœur qui a fini l'école... l'université; j'écoute de la musique et je trouve ça beau, je prends ma guitare et je grattouille un peu... La vie est vraiment belle.

(...)

Mais au bout du compte, je ne dors pas alors que je voudrais dormir.

Alors je vous emmerde avec ça pour me venger de la vie, si belle mais si ingrate!


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