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3 mai 2012

Où aller veiller? Prise 2.2

Les bars? Non mais les bars pour rencontrer? On avait tellement tellement tort! Une de mes Gaspésiennes a enfin découvert LE spot où se tenir à Québec pour rencontrer l'homme de votre vie, Mesdames.

Je vous copie-colle son courriel presque intégral, parce que c'est juste trop bon et que, franchement, elle écrit bien, mon amie :

Les filles!!!! J'ai trouvé THE place pour se faire cruiser... Croyez-le ou non, le Tim Hortons sur 4-Bourgeois.


Ma péripétie du jour...


Tannée de tousser comme une grosse clopeuse et parce que là ça fait 10 jours, j'ai décidé d'aller consulter. Je suis partie du bureau sur mon heure de dîner pour me rendre à la clinique 4-Bourgeois. Mais là, il était presque 1 h et je n'avais toujours pas dîné : je ne sais pas si je vous l'ai déjà dit, mais moi, quand je suis quelques heures sans manger, ma pression chute et je perds connaissance. Là, je sentais que ça s'en venait tranquillement...


Donc, je me suis dit qu'il fallait que je mange avant d'aller à la clinique. Dans ce coin-là, j'avais le choix entre un McDo ou un Tim. Ouin... allons-y pour le Tim, le moins pire des deux.


Je me commande donc une "casserole de lasagne". Sauf que quand j'essaie ensuite de me trouver une place pour m'asseoir : impossible. Un mardi, début d'après-midi, pointe de Ste-Foy, l'âge d'or du coin est omniprésent, boit son café, mange son beigne (ou se le pogne), égraine son muffin... Évidemment, TOUTES les tables sont occupées par généralement une tête blanche ou grise. J'essaie de spotter celui ou celle qui a l'air sur le bord de partir pour lui demander poliment de me faire une place pour que je puisse ENFIN manger ma "casserole de lasagne". Je regarde partout, désespérée.


C'est à ce moment qu'un gentleman m'offre une place à sa table en me disant qu'il part bientôt. Je le remercie : pour votre info, il n'a pas de cheveux blancs, ni gris. Et il a un portable... il a l'air genre dans la trentaine.


Je m'assois face à lui et je mange ma "casserole de lasagne". Je ne sais pas trop quoi dire, c'est un peu intimidant... Il me dit que je suis bien silencieuse! Je lui réponds que je ne veux pas le déranger pendant qu'il semble travailler. J'me sens un peu baveuse alors je lui dis : ''Vous venez souvent travailler dans... un Tim?'' Il me trouve bien drôle et me dit que non, il rencontre un client juste à côté et se prépare. Il me demande alors si je suis étudiante. Haha, euuuuh, non, pas vraiment, mais merci du compliment! Je lui demande pourquoi il me croit étudiante : le carré rouge sur ma sacoche, évidemment, mais aussi que j'ai l'air d'avoir pas plus que 20 ans! (Ok, note à moi-même : les cheveux pas arrangés, pas frais lavés du jour, pas maquillée, cernée, avec mon manteau Northface bleu aqua, j'ai l'air d'avoir 20 ans).


Je pouffe de rire et le remercie du compliment, mais je lui avoue mes 27 ans. Il me dit : "Tu portes le carré rouge et tu n'es pas étudiante?" Alors je lui fais mon speech la hausse c'est mal en version écourtée, même s'il semble contre la hausse. Il m'écoute quand même gentiment et finit par me dire que je suis une excellente communicatrice, que je pourrais convaincre bien du monde et que j'ai une voix radiophonique. Là, je commence à soupçonner la cruise parce que ma voix est vraiment pas radiophonique, surtout après 10 jours de toux et de gorge irritée... mais bon, peut-être que oui dans le style "sexy rauque". Il en profiet pour ajouter qu'il a déjà travaillé à la radio parce qu'il a étudié à la radio et en télé au cégep.


Je continue de manger tranquillement ma "casserole de lasagne" et on jase un peu. Il est représentant pour une compagnie, a 36 ans, plogue qu'il est célibataire sans que je le demande. Il semble fasciné par mon travail (euhhhh...), clairement très intellectuel selon lui.


Je termine mon repas et m'apprête à partir, lui disant que je suis malade et que je dois aller à la clinique. Il me dit qu'il est super heureux de m'avoir rencontrée... et me donne sa carte professionnelle avec son numéro de téléphone, qu'il prend la peine d'écrire à la main! Euh... Là j'allume qu'il me cruisait pour vrai.


Le pire, c'est que le gars, il est quand même cute! Et moi aujourd'hui, j'étais pas à mon top... Tsé quand tu te lèves le matin, écoeurée d'être malade depuis 10 jours, cernée, blablabla, que tu et dis fuck off j'me maquille pas : crotte de nez. Mais là, mettons que ça a fait ma journée!


Fek les filles, on lâche les bars pis on va manger des beignes au Tim le samedi soir, ok? Ou le mardi matin...


J'aime un peu trop ça, je jalouse TROP mon amie. Mais le pire, c'est qu'il y a une suite! Je reçois ce message le lendemain...



Les filles!!!

Je viens d'arriver au bureau... Et le gars d'hier, Mathieu, m'a laissé un message sur ma boîte vocale au bureau. Il m'a dit qu'il ne voulait pas que je le trouve intense mais qu'il m'a trouvé charmante et qu'il aimerait me revoir... Il a cherché le numéro de l'Office et se souvenait de mon nom (il m'avait demandé mon nom avant que je parte...), alors il a réussi à atteindre ma boîte vocale. Il me laisse son numéro de téléphone sur le message! Euhhhhhhhhhh...


C'est un peu trop intense là...!


Vrai de vrai. Des fois je vous mens là, mais pas aujourd'hui, promis.

Livre dont vous êtes le héros : que devrait-elle faire? Le rappeler ou s'enfuir en courant?

Si tu le rappelles, va à la page 12. Si tu t'enfuis, va à la page 27.


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13 décembre 2011

Les amis dans ma tête (ou toutes ces choses auxquelles je pense au lieu de corriger des examens)

J'ai souvent cette impression que dans ma tête, il y a plusieurs amis dans plusieurs compartiments.

J'ai cet ami #1 qui chante des tounes à l'oreille et qui ne connait pas cet ami #2 qui, lui, est conscient de l'existence de certains patterns musicaux qui dictent les solos et les harmonies. Et puis soudainement, j'apprends de ma prof de chant COMMENT fonctionne la chose, et là c'est comme si le mur s'ouvrait entre les deux amis.

Ami #1 regarde ami #2, ils sourient, à eux-mêmes et à ''se''. Ils s'avancent lentement, ouvrent leurs bras et montrent toutes leurs dents dans un sourire qui leur ferme les yeux, puis se font un gros colleux.

C'est doux, c'est vraiment un beau moment de réconciliation cervicale.

Suffit aussi que je repense à mes leçons d'allemand, où j'avais des révélations sur l'anglais, ou même sur le français, et là je revois l'ami #3 (l'anglais est une langue seconde d'origine germanique) et l'ami #4 (l'allemand est une langue seconde germanique) qui se rejoignent et s'ajoutent au tas pis ça fait un beau câlin de groupe avec les deux amis musicaux. (J'ai jamais compris que CÂLIN s'écrive avec un accent. Pour moi, l'accent devrait être réservé à "câline", où c'est vraiment prononcé comme il le faut. M'enfin.)

La musique, les langues, les mathématiques... les amis dans ma tête. À chaque câlin d'amis, j'ai l'impression d'avoir fait un lien qui change ma vision de la vie à toute* jamais.

Un nouveau monde. Des horizons encore secrets.

Ce soir l'amour est dans mes yeux.


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* J'ai vraiment écrit ''toute'' lors de mon premier jet, mais je trouve ça beau ce que ça donne, alors j'me corrigerai pas. C'est trop beau à l'oreille, dire ''toute jamais''.

13 novembre 2011

Combien de vrais amis ai-je? Diantre.

Lire ceci sur Facebook...
Si je venais sonner chez toi à minuit et que j avais des larmes dans les yeux m'aiderais tu? si oui... alors clique sur j'aime et poste cela sur ton profil et tu verras combien de vrais amis tu as. Je sais que 99% d'entre vous ne mettront pas ça sur leur mur mais 1% de mes amis le feront ♥ je vous aime
... I am the 99 percent.


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20 juillet 2011

Tsé sur Facebook

Retrouver des amis, c'est tellement 2009.

Avouez que vous aussi, des fois, vous vous dites ça en voyant les ''amis'' qui vous sont proposés...




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13 juin 2011

Je suis aquatique et chatouille tes velours sonores

Les vrais endeuillés sortent des églises par des journées pluvieuses et sous le son des cloches. Je les regarde de loin, un peu jalouse de leur solennité, avec l'envie moi aussi de m'en remettre à Dieu, à une force supérieure, à quelque chose qui impose le respect.

Le bus est enfin arrivé, et j'ai dessiné comme ça mon amour pour toi dans la fenêtre embuée, en l'entretenant à mesure qu'il s'estompait. Quand j'ai tiré sur le cordon jaune, mon coeur a poursuivi sa route toute tracée, mais je n'étais plus à bord.

Livré à lui-même, mon amour pour toi a survécu sept minutes.


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23 janvier 2011

Walk of Shame

Le mascara qui a semi-coulé ne ment pas : quand je t'ai croisée dans la rue, j'ai tout de suite reconnu l'absence de fierté, les cheveux encore peignés comme la veille mais en plus lousse, les cernes subtils presque cachés par ton foulard remonté haut haut parce qu'on gèle.

Walk of shame.

On attendait le même autobus et je me suis demandée si c'était chez un inconnu que tu avais dormi, ou chez l'ami d'un ami, ou bref. L'histoire. Si t'avais hâte de prendre une douche. Si ça avait valu la peine. Si t'avais pensé glisser ta brosse à dents dans ta sacoche. On est embarquées au même arrêt, mais toi, alors que je débarquais à mon travail, tu attendais encore 4 arrêts, dans ce quartier résidentiel où tu retournerais chez toi.

Dormir, sûrement. Honteuse, sûrement.

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La pire nuit de ma vie, vraiment. Personne n'aime se faire texter à minuit par un ami ''jcapote viens stp jvas faire une connerie'', surtout quand l'ami s'est fait laisser par sa blonde la semaine d'avant, surtout quand l'ami a les idées noires depuis un bout pis que c'est pour ça que sa blonde l'a laissée.

C'était évident que j'me pointerais, même si j'ai un contrôle demain pour lequel j'ai pas encore étudié, même si j'suis moi-même pas mal à bout de ma vie dull qui n'est rien comparée à la tienne. Tu savais que j'me pointerais parce que tu sais qu'y s'est rien passé dans ma vie depuis toi. Je t'ai acheté des chips au dépanneur, mais tu préférais la bouteille de vodka que t'avais de scotchée à la main. T'étais plutôt confus.

J'ai pas dormi de la nuit, j'étais trop occupée à écouter ta respiration dans la pièce d'à côté, j'avais peur que tu te tues pendant que je squatte sur ton divan, j'avais peur que tu fasses une connerie même si j'étais là. J'ai sûrement des cernes jusqu'aux genoux, je pue, je sens que mes dents sont sales, comme une genre de couche de dégueux collée dessus, les dents sales d'une fille qui n'a pas parlé de la nuit parce que hey, qu'est-ce que tu veux dire à quelqu'un qui est autant à terre. Rien. J'ai fermé ma gueule pis j'suis restée à te flatter les cheveux tard tard. Vers 2 heures, tu as réalisé qui tu avais texté : ''Tu m'as-tu oublié pendant que j'sortais avec Annick? Tu m'aimes-tu encore?'' J'ai pas répondu. T'es allé te coucher en me pitchant un oreiller. Pis j'ai sneaké en dehors de ton appart dès que les bus ont recommencé.

La fille de l'arrêt me regarde croche. Je sais à quoi elle pense : j'ai déjà moi-même jugé bien des filles que je croisais le matin.

Walk of shame.

J'ai le goût de lui crier ''Ouais, j'fourre la moitié de la ville pis ça me fait sentir fucking vivante!'' juste pour être désagréable un peu. Mais j'pense juste à toi pis j'ai peur que tu me textes encore ce soir.

Texte-moi pu, stp.


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