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21 juillet 2011

L'abeille - The return

Vous vous rappelez peut-être du fait que j'adore (tousse) les abeilles et leurs semblables. Ou pas. Whatev, je suis damnée quand même, pis voici le récit d'horreur de ma ride de bus de fin de journée.

Elle s'est pointée en début de parcours. Le pire moment au monde pour croiser le chemin d'une abeille, c'est bien dans l'autobus : peu de cibles potentielles, aucune porte de sortie (du moins, pas avant mon arrêt), l'abeille panique sa vie en fonçant partout, je pousse un petit cri d'horreur-féefille quand elle me frôle, je respire dans un sac brun parce que j'hyperventile, je prie pour que mon arrêt soit devancé de 10 minutes...

Elle était vraiment grosse, avec un genre de sac sous son corps, comme une arme de destruction massive attachée sous l'abdomen, l'artillerie pour lui donner l'arrogance et la fougue du soldat qui défend sa patrie. Clair qu'elle était pas inscrite au registre d'armes à feu.

J'ai vraiment une haine envers les abeilles. Pas une simple phobie là, une haine, une vraie. Le genre d'histoire qui inspire une lignée de films, une lutte à finir entre moué pis ''ça'', quatre ou cinq passages où je passe proche de mourir, une histoire d'amour peut-être entre ma sœur et son frère, son frère qui meurt, LE SANG QUI COULE MANNE, un combat ultime, une fin qui laisse sur sa faim.

Tellement inspirant que dans pas long, ils (... oui, ''eux'') vont sûrement faire un jeu de Nintendo là-dessus. Du genre ''Val et les abeilles tueuses''.

I am a bee, I'mma kill you, bizz bizz. (entendre ici un accent mexicano-américain approximatif)

Pis le 2e monde de la cassette, ça va se passer dans un autobus.


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6 juin 2011

La gestion des abeilles

C'était à la Brûlerie St-Roch. Il y a un an.

Assise au deuxième, les fenêtres grandes ouvertes, je lisais tranquillement le journal. Nous étions quelques clients seulement.

Je ne sais pas où se trouvait le foutu nid d'abeilles (guêpes, bourdons, fouille-moi : dans ma tête, si c'est jaune et noir et que ça fait biz-biz, ça s'appelle une abeille), mais ces bêtes féroces se sont pointées en gang, abondantes en calvaire, pour déranger les clients moumounes que nous étions.

Chacun a sa technique de gestion de l'abeille. Je suis du genre cri-aigu-suivi-de-danse-ridicule-pour-fuir-la-chose. Ce jour-là, un autre client était du genre si-j'bouge-pas-elle-va-partir-d'elle-même, la fille sur le bord de la fenêtre s'occupait de je-ferme-la-fenêtre-si-elle-s'approche-de-l'extérieur-et-je-l'ouvre-quand-elle-est-en-dedans-et-semble-vouloir-sortir pis le serveur était un peu plus téméraire avec son j'vais-t'enfermer-sous-une-tasse-avant-de-t'effoirer-avec-un-journal-sale-pétasse.

Au final, y'avait autant d'abeilles, qu'on gère ou pas. À trop vouloir tout contrôler, l'humain échoue systématiquement.

Ça doit sentir la peur ces affaires-là, parce qu'on dirait que ça veut toujours me tourner autour si j'suis dans le coin. Abeilles-magnet. Ou bedon je porte trop de vêtements à motif coloré, ou encore je sens trop bon... J'ai une bouille de fleur, genre? Mais ça pourrait être pire, et on salue mon amie naturellement poil-de-carotte qui m'a ramenée sur terre :

'' Imagine quand t'as les cheveux roux... ''


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